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Un "chef de peloton de protection" des FDLR rentre au Rwanda


Des combattants FDLR jouent aux cartes avec des civils dans le village de Lusoa, au Nord-Kivu, RDC, 28 mars 2015. (Nicholas Long for VOA News)

Des combattants FDLR jouent aux cartes avec des civils dans le village de Lusoa, au Nord-Kivu, RDC, 28 mars 2015. (Nicholas Long for VOA News)

Le capitaine Aphrodice Nyirimpeta, connu sous le grade de "chef du peloton de protection" du chef politique des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) est arrivé au Rwanda le 12 février après avoir fait défection des rangs des rebelles rwandais, a confirmé la Commission de démobilisation et de réintégration rwandaise.

Le capitaine Nyirimpeta était en effet, de sa fonction, le chef de la garde rapprochée du président des rebelles hutu rwandais des FDLR Gaston Rumuli Iyamuremye, alias Victor Rumuli Byiringiro.

Le président de la Commission de démobilisation et de réintégration rwandaise, Jean Sayinzoga, qui a confirmé la reddition de l'ancien rebelle, n’en a pas donné plus de détails.

M. Sayinzoga a, néanmoins, précisé que le capitaine Nyirimpeta "est arrivé au Rwanda le 12 février" et "est à Mutobo".

Les FDLR sont présentes dans l'est de la RDC depuis la fin du génocide commis par le pouvoir hutu au Rwanda en 1994 (800.000 morts, essentiellement membres de la minorité tutsi).

Plusieurs membres des FDLR sont recherchés par la justice internationale pour leur participation à ces massacres.

Selon M. Sayinzoga, plusieurs hauts-gradés de la rébellion hutu rwandaise se sont rendus aux autorités rwandaises ces derniers mois.

Fin septembre, le lieutenant-colonel Gerard Ntibibaza, responsable de l'administration des FDLR, avait fait défection. En novembre et janvier, deux colonels, Desire Habamungu, "chef des renseignements extérieurs des FDLR", et Augustin Nsengimana, "conseiller à la Défense" du président de la rébellion, l'ont imité.

Un autre lieutenant-colonel et un autre capitaine se sont également livrés aux autorités rwandaises, respectivement en décembre et en janvier.

En RDC, les FDLR sont accusés d'innombrables atrocités. L'armée congolaise a lancé en 2015 une opération contre ses membres et affirme qu'il n'en reste plus aujourd'hui que 60 encore actifs.

La Mission de l'ONU en RDC (Monusco), qui évaluait les effectifs de la milice à quelque 1.500 combattants début 2015, dit ne pas avoir moyen de corroborer cette estimation.

Depuis plusieurs semaines, les FDLR affrontent également des maï-maï, une milice d'autodéfense qui fait partie de la multitude de groupes armés présents dans l'est de la RDC.

Le gouvernement rwandais accuse Kinshasa de ne rien faire pour mater les FDLR, qu'il considère toujours comme une menace stratégique majeure, en dépit du fait que ce mouvement, opposé au pouvoir du président rwandais Paul Kagame, n'a pas lancé d'offensive majeure sur le sol rwandais depuis des années.

Avec AFP

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