Liens d'accessibilité

Tripoli demande plus d'aide militaire des Etats-Unis


Le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, à Sikhrat, Maroc le 17 décembre 2015.

Le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, à Sikhrat, Maroc le 17 décembre 2015.

Le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj a réclamé une aide militaire "renforcée" de la part des Etats-Unis, qui bombardent déjà Syrte pour appuyer les forces libyennes contre le groupe Etat islamique, a annoncé jeudi le Commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom).

En visite mercredi au quartier général de l'Africom à Stuttgart, dans le sud-ouest de l'Allemagne, M. al-Sarraj a "exprimé le souhait" du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) de voir les Etats-Unis contribuer "au renforcement des capacités militaires" libyennes, notamment via la formation de militaires et le "partage d'informations", selon l'Africom.

L'émissaire américain en Libye, Jonathan Winer, et le commandant des forces américaines en Afrique, le général Thomas Waldhauser, ont de leur côté "réitéré leur soutien aux efforts du GNA" pour chasser les jihadistes de l'EI de Syrte, dans le centre-nord du pays, avec l'appui depuis le 1er août des frappes américaines, poursuit l'Africom.

Les trois responsables ont également "échangé sur les options stratégiques pour l'avenir de la Libye une fois Syrte libérée", ajoute le communiqué, sans précision sur les options envisagées.

Ville natale de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Syrte était tombée aux mains de l'EI en juin 2015, la communauté internationale s'inquiétant de voir une base de l'organisation extrémiste à quelque 300 kilomètres des côtes européennes.

Les forces du GNA basé à Tripoli ont lancé le 12 mai une offensive pour reprendre ce principal fief de l'EI. Elles y ont pénétré le 9 juin mais ont stagné pendant des semaines à cause des contre-attaques jihadistes.

Aidées par des bombardements aériens des Etats-Unis depuis le 1er août, elles ont enregistré d'importants succès en s'emparant d'une grande partie de cette ville, acculant les jihadistes dans un quartier résidentiel en bord de mer.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG