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Tensions au PK5 pour le premier tour de la présidentiele


A Bangui, des électeurs attendent patiemment leur tour, le 30 décembre 2015.

A Bangui, des électeurs attendent patiemment leur tour, le 30 décembre 2015.

En Centrafrique c’est le jour J pour les élections présidentielles et législatives qui avaient été reportées. Les bureaux de votes devaient être ouverts dès 6h du matin et ce, jusqu’ à 16h. Au PK5, seul quartier musulman de Bangui, la tension est perceptible.

Ils étaient une petite centaine à attendre dans la cour poussiéreuse de l’école Koudoukou, transformée pour l’occasion en grand centre de vote. Le matériel électoral, acheminé par la Minusca, est arrivé avec au moins une heure de retard. Des urnes, des isoloirs, des bulletins de votes… tout se mettait lentement en place, sous le regard très attentif des électeurs.

Avec la polémique sur un traffic présumé de cartes d’électeurs, les agents de l’ ANE se veulent rassurant, face à une population méfiante. Avant même les premiers votes, les premiers problèmes sont apparus, avec pour témoin direct le chef de la délégation des observateurs de l’Union africaine. Un bureau de vote a par exemple a été purement et simplement annulé, sans explications précises de membres de l’ANE.

La tension est montée d’un cran quand d’autres électeurs se sont rendu compte qu’ils étaient finalement inscrit dans des bureaux de votes situés dans le 8ème arrondissement de Bangui, soit en zone anti-balakas. Des sujets de tensions qui ont poussé le général Bala Keita, commandant de la force de la Minusca, à intervenir fermement auprès des représentants de candidats présents, afin qu’ils apaisent de leur côté les électeurs.


Après plusieurs échanges, il leur a garanti que des solutions seraient trouvées au cours de la journée afin de permettre à tout le monde de pouvoir voter.

Tatiana Mossot (Bangui)

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