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RDC: malgré l'amnistie, pas de "rapatriement massif" d'ex rebelles du M23


Les ex miliciens congolais du mouvement du 23 mars (M23), dernier avatar des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l'Ouganda dans l'Est de la République démocratique du Congo, ne sont pas rentrés massivement au pays malgré une amnistie, a déclaré samedi un responsable congolais.

"L'amnistie n'a pas résolu le problème du rapatriement des ex M23, le stock des retours volontaires au pays n'est pas très significatif", a déclaré à l'AFP François Muamba, coordonnateur du mécanisme de suivi des "déclarations de Nairobi" signées par Kinshasa et le M23 fin décembre 2013 dans la capitale kényane.

"On n'a pas enregistré des rapatriements massifs, même si l'amnistie n'avait pas concerné tous les membres du M23", a-t-il ajouté.

De l'Ouganda, 193 miliciens ont été rapatriés et du Rwanda 13 sont volontairement rentrés en RDC, selon Patrick Mutombo, du mécanisme national de suivi des accords de Nairobi.

"Durant les trois années, nous avions toujours demandé des garanties sécuritaires pour venir à Kinshasa", a déclaré pour sa part Me Élie Mutela, chef adjoint de la délégation du M23 aux travaux d'évaluation des engagements de Nairobi à Kinshasa, saluant "la fin du climat de belligérance".

Onze points font l'objet des discussions au deuxième jour de la réunion d'évaluation par des experts de toutes les parties, en présence des garants de la communauté internationale, sous les bons offices de l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU Saïd Djinnit, selon M. Muamba.

Le M23 a été vaincu le 5 novembre 2013 par l'armée congolaise avec l'appui de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

Le mois suivant, à Nairobi, le M23 et Kinshasa signaient séparément des déclarations d'engagement ouvrant la voie au rapatriement de la plupart des combattants du Mouvement en vue de leur réinsertion dans la vie civile.

Les accords prévoyaient aussi le retour de plusieurs centaines de milliers de réfugiés congolais et la résolution des questions foncières et ethniques à l'origine de la violence qui déchire l'Est de la RDC depuis plus de vingt ans, sur fond de concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région.

Avec AFP

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