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Plus de 300 morts suite à l’épidémie de fièvre jaune en Angola


Des patients attendent un traitement à l'hôpital Josina Machel, à Luanda, l'Angola, 13 avril 1997.

Des patients attendent un traitement à l'hôpital Josina Machel, à Luanda, l'Angola, 13 avril 1997.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), des cas de fièvre jaune ont été exportés vers la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya et la Chine, partant de l’Angola où l'épidémie a tué au moins 300 personnes depuis décembre.

"L'Angola a fait état de 2.536 cas suspects de fièvre jaune, avec 301 décès", selon un rapport de l'OMS publié jeudi.

En Angola, l'épidémie a éclaté dans la capitale Luanda, avant de se propager dans d'autres régions côtières et centrales.

"En dépit des campagnes de vaccination à Luanda, et dans les provinces de Huambo (centre) et Benguela (est), le virus continue de se propager dans plusieurs districts", note l'OMS.

"L'épidémie en Angola reste un source de grande inquiétude en raison de la transmission locale persistante à Luanda, alors que plus de sept millions de personnes ont été vaccinées", ajoute l'organisation.

L'OMS a aussi mis en garde les voyageurs non vaccinés contre les risques de propagation de la maladie : 41 cas importés d'Angola ont été enregistrés en RDC, 2 au Kenya et 11 en Chine.

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale transmise par le moustique de type Aedes aegypti -- vecteurs de nombreux virus comme le Zika ou la dengue -- qui touche les régions tropicales d'Afrique et d'Amérique amazonienne. La vaccination en est la principale mesure préventive.

La dernière épidémie d'ampleur en Angola, deuxième producteur de brut en Afrique, remonte à 1986.

Avec AFP

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