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Nigeria : sept hommes condamnés à 10 ans de prison pour contrebande d'essence


Un homme porte des bidons d'essence à Abuja, Nigeria, le 26 mai 2015. (AP Photo/Sunday Alamba)

Un homme porte des bidons d'essence à Abuja, Nigeria, le 26 mai 2015. (AP Photo/Sunday Alamba)

Ils avaient été arrêtés en février 2014 sur un pétrolier transportant 1 450 tonnes de carburant. Ce jugement intervient alors que le Nigeria veut durcir le ton avec les trafiquants d'essence.

Sept hommes ont été condamnés à 10 ans de prison au Nigeria après avoir été arrêtés en possession de 1 500 tonnes d'essence de contrebande, a annoncé samedi 31 octobre la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) du pays.

Cette condamnation intervient alors que le premier producteur de pétrole d'Afrique tente de durcir le ton avec les trafiquants d'essence, dans une démarche plus large visant à mettre un terme à la corruption endémique dans le pays.

Les sept Nigérians faisaient partie de l'équipage du MT Good Success, un pétrolier qui avait été arrêté par une patrouille de la Marine nigériane au large de Lagos en février 2014.

Près de 1 450 tonnes de carburant de type Premium Motor Spirit se trouvaient à bord du bateau.

Les accusés ont été jugés coupables par la Haute cour fédérale de Lagos, la capitale économique, vendredi, après avoir plaidé non coupable des quatre chefs d'accusation relatifs au détournement de pétrole et d'un cinquième visant la vente sans licence de produits pétroliers.

Vol quotidien de 250 000 barils, selon Buhari

Ils ont été condamnés à 10 ans de prison pour chacun des quatre premiers chefs, et à deux ans pour le cinquième. Toutes ces peines ont été confondues, ils devront donc passer dix années derrière les barreaux.

Le président Muhammadu Buhari a dénoncé le vol quotidien de 250 000 barils - sur une production de 1,8 million de barils, selon l'Opep - sous la présidence de son prédécesseur Goodluck Jonathan, dont les bénéfices auraient atterri sur des comptes bancaires individuels.

Mais d'après certains analystes, il n'existe pas de données précises mesurant l'ampleur du problème.

En 2009, un rapport intitulé "Le pétrole de sang dans le delta du Niger" a révélé que le pétrole était souvent "prélevé" d'oléoducs ou à la source dans le sud pétrolifère, puis acheminé sur des barges vers l'océan, où il était transféré sur des bateaux.

Ce rapport de l'Institut des États-Unis pour la paix indique que les syndicats internationaux du crime organisé sont souvent impliqués dans le financement, le transport et le blanchissement de l'argent.

Avec AFP

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