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La CEEAC demande d'accepter le report de la présidentielle en RDC


Le président tchadien Idriss Deby prononce un discours lors d’un sommet spécial de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) à N’Djamena, Tchad, 9 janvier 2014.

Le président tchadien Idriss Deby prononce un discours lors d’un sommet spécial de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) à N’Djamena, Tchad, 9 janvier 2014.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, l’hôte des assises, et ses homologues du Tchad Idriss Déby Itno, du Rwanda Paul Kagame et de Centrafrique Faustin-Archange Touadéra ont, au cours d’un sommet à Libreville, félicité le Tchad et le Cameroun dans leurs efforts contre Boko Haram et demandé à tous les partis de la RD Congo d'accepter l'accord sur le report de la prochaine présidentielle.

Les quatre Chefs d’Etat ont fait un tour d'horizon sécuritaire et politique dans le cadre d'une conférence de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).

"La conférence a félicité le Cameroun et le Tchad pour la coopération exemplaire dont ils font montre dans le cadre de la Force multinationale mixte en collaboration avec le Niger et le Nigeria, pour la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram", indique le communiqué final de cette rencontre.

Onze pays au total étaient représentés avec le vice-président du Burundi, les Premiers ministres du Cameroun, du Congo, de Guinée-Equatoriale et de Sao Tomé, les ministres des Affaires étrangères d'Angola et de la RD Congo.

A propos de ce dernier pays, "la conférence a demandé aux forces politiques et sociales qui ne l'ont pas encore fait d'adhérer à l'accord politique du 18 octobre 2016 en vue de renforcer la cohésion sociale et l'organisation d'élections démocratiques apaisées".

Cet accord, qui prévoit le report de l'élection présidentielle qui devait avoir lieu fin 2016, a été passé entre la majorité présidentielle et la frange minoritaire de l'opposition à l'issue d'un "dialogue national" boycotté par le "Rassemblement", la majeure partie de l'opposition réunie autour de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Le sommet a en outre demandé aux groupes armés en Centrafrique "de déposer les armes, de s'abstenir de toute activité de nature à compromettre le processus de paix en cours et de rejoindre le processus initié par le président de la République, notamment le DDR (ndr: processus de désarmemement).

La CEEAC veut "déployer une mission" en Centrafrique "en vue de soutenir les efforts de reconstruction post-conflit de cet Etat-membre, en collaboration avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux".

"La Conférence a pris note des différentes élections organisées dans la sous-région au cours de l'année 2016 et des tensions qu'elles ont suscitées. Elle a demandé à toutes les parties prenantes de privilégier le dialogue, la concertation et les voies de recours pacifiques", lit-on encore dans le communiqué, allusion aux tensions post-électorales au Tchad, au Congo et au Gabon.

La rencontre de Libreville n'en a pas moins "félicité Denis Sassou N'Guesso, Idriss Déby Itno, Teodoro Obiang et Ali Bongo Ondimba" pour leur réélection en 2016 au Congo, au Tchad, en Guinée-Equatoriale et au Gabon, lors de scrutin dont les résultats sont encore parfois contestés par l'opposition, même si elle n'a plus de recours légal comme au Tchad et au Gabon.

Avec AFP

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