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L'opposition burundaise "très satisfaite" de ses discussions avec le facilitateur à Bruxelles


L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, facilitateur dans le conflit au Burundi, 7 janvier 2009

L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, facilitateur dans le conflit au Burundi, 7 janvier 2009

Le Cnared, une plateforme qui regroupe la quasi-totalité de l'opposition burundaise, s'est dite "très satisfaite" samedi de ses rencontres à Bruxelles avec le facilitateur dans le conflit qui déchire le Burundi, l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa.

"Nous sommes très satisfait de nos rencontres avec le facilitateur dans la crise burundaise depuis hier, c'est même une victoire pour le Cnared car cela équivaut à une reconnaissance du Cnared qui avait été écarté du dialogue d'Arusha", s'est réjouit le responsable de la communication de ce regroupement, Jérémie Minani.

Le Cnared, mécontent que ses membres aient été invités à titre individuel et non collectif, avait appelé ces derniers à boycotter la rencontre de quatre jours consacrée à la relance du dialogue interburundais à Arusha (nord de la Tanzanie), du 21 au 24 mai.

A l'issue de ces discussions, M. Mkapa avait annoncé son intention de rencontrer rapidement les absents à cette réunion. Le gouvernement burundais refuse de discuter avec le Cnared, qu'il accuse d'être derrière les violences au Burundi.

Des sources diplomatiques belges avaient confirmé ces rencontres, qui ont débuté vendredi et devaient s'achever samedi en fin de journée. A Bruxelles, M. Mpaka a notamment rencontré les anciens présidents burundais Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, membres du Cnared.

"Nous avons demandé que le Cnared soit invité en tant qu'entité pour la suite du dialogue", a poursuivi M. Minani. Sur le fond, ce regroupement a réitéré sa position pour une sortie de crise: "l'organisation d'élections crédibles dans le cadre d'une transition démocratique, mais sans (le président burundais, Pierre) Nkurunziza, qui est à la cause première de la crise", a martelé M. Minani.

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat, avant d'être réélu en juillet.

Ces violences ont déjà fait plus de 500 morts depuis le début de la crise, et le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés estime désormais à plus de 270.000 le nombre de Burundais qui ont fui leur pays.

De son côté, le pouvoir burundais estime que la question du 3e mandat n'est plus d'actualité et exige que le dialogue interburundais soit rapatrié au Burundi.

Avec AFP

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