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Laurent Gbagbo en route pour la CPI


Laurent Gbagbo, après son arrestation par les forces pro-Ouattara en avril 2011

Laurent Gbagbo, après son arrestation par les forces pro-Ouattara en avril 2011

A Washington, un porte-parole du Département d’État a déclaré que M. Gbagbo « doit rendre compte pour les atteintes aux droits de l’Homme qu’il a pu commettre » en Côte d'Ivoire

L’ex-président ivoirien Laurent Gbgbo a quitté son lieu de détention dans le nord de la Cote d’Ivoire, mardi soir, et est route vers la Cour pénale internationale à La Haye. L’information a été confirmée par une source judiciaire ivoirienne citée par l’Agence France Presse. Un avion devait conduire M. Gbagbo à Abidjan, d’où il serait transféré vers Rotterdam, avant d’atteindre sa destination finale, le centre de détention de la CPI à La Haye.

Plus tôt dans la journée du mardi, les avocats de M. Gbagbo avait confirmé l’émission d’un mandat d’arrêt de la CPI contre l’ancien président ivoirien. L’un d’eux, Me Dacko Zaoui Toussaint, a répondu aux questions de la Voix de l’Amérique.

En octobre dernier, le Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, avait annoncé l’ouverture d’une enquête sur les présumés crimes de guerre durant la violente période post-électorale en Côte d’Ivoire.

La crise a éclaté quand Laurent Gbagbo a refusé de céder le pouvoir après sa défaite face au candidat de l’opposition Alassane Ouattara, en novembre 2010. Au moins 3 000 personnes ont trouvé la mort dans les cinq mois de conflit entre les forces pro-Gbagbo et les partisans de M. Ouattara.

Laurent Gbagbo a été capturé en avril, ce qui a ouvert la voie à l’investiture de M. Ouattara à la présidence de la République.

Luis Moreno-Ocampo (à g.) accueilli par Alassane Ouattara à Abidjan, le 15 octobre 2011

Luis Moreno-Ocampo (à g.) accueilli par Alassane Ouattara à Abidjan, le 15 octobre 2011

A Washington, un porte-parole du Département d’État a déclaré que M. Gbagbo « doit rendre compte pour les atteintes aux droits de l’Homme qu’il a pu commettre. »

Le Procureur de la CPI avait fait savoir que les deux camps, celui de Ouattara et celui de Gbagbo, pourraient avoir commis des atrocités pendant la crise post-électorale.


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