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Human Rights Watch craint des "abus" sur des Erythréens renvoyés dans leur pays


Le président érythréen Isaias Afwerki arrive à Tripoli, Libye, le 28 novembre 2010.

Le président érythréen Isaias Afwerki arrive à Tripoli, Libye, le 28 novembre 2010.

Le Soudan a renvoyé en mai des centaines d'Erythréens dans leur pays, où ils sont à la merci d'"abus" de la part d'un régime "répressif", a affirmé mardi l'ONG Human Rights Watch (HRW), selon laquelle Khartoum viole ainsi les lois internationales.

"Le Soudan arrête des Erythréens et les renvoie vers un gouvernement répressif", a déploré dans un communiqué Gerry Simpson, un responsable de HRW, qui souligne que ces Erythréens pourraient "faire l'objet d'abus" à leur retour dans leur pays.

L'ONG de défense des droits de l'Homme assure que le Soudan a renvoyé en mai au moins 442 Erythréens, dont six réfugiés enregistrés auprès de l'ONU.

Le Soudan est une étape clé pour les Erythréens et d'autres réfugiés de la région tentant de rejoindre l'Europe. La plupart de ceux qui ont été renvoyés par le Soudan avaient été arrêtés alors qu'ils tentaient de traverser la frontière avec la Libye, au nord du Soudan.

"Les lois internationales interdisent également la déportation, le retour ou l'expulsion forcée de qui que ce soit vers un endroit où ils risquent d'être tués, torturés ou maltraités", relève HRW.

Le régime au pouvoir en Erythrée est notamment accusé de retenir dans ses geôles des milliers de prisonniers politiques. Selon l'ONU, environ 5.000 Erythréens quittent chaque mois leur pays en quête d'une vie meilleure, ce qui en fait un des plus importants contingents de migrants risquant le périlleux voyage jusqu'en Europe.

Selon HRW, "l'UE en est à ses débuts dans son travail avec le Soudan et d'autres nations africaines afin qu'elles renforcent les contrôles à leurs frontières, luttent contre le trafic de réfugiés et migrants, et améliorent la vie des migrants potentiels dans ces pays".

Mais "le Soudan s'y prend mal s'il souhaite se présenter comme une nation respectant les droits des réfugiés", estime l'ONG.

Avec AFP

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