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Face à la menace islamiste, l’armée américaine veut remplacer ses soldats par des drones


Le secrétaire de la défense Ash Carter et les soldats américains devant un drone dans une base près de Adana en Turquie, en décembre 2015.

Le secrétaire de la défense Ash Carter et les soldats américains devant un drone dans une base près de Adana en Turquie, en décembre 2015.

Après plusieurs attaques des jihadistes de l'Etat islamique, l’armée américaine a decidé de réduire le nombre de ses soldats engagés en Egypte.

Le Pentagone a annoncé mardi vouloir réduire le nombre de soldats américains engagés dans une force de maintien de la paix dans la péninsule du Sinaï en Egypte pour les remplacer par des drones, notamment à cause de la menace du groupe Etat islamique.

Quelque 700 membres des forces américaines participent à une mission de maintien de la paix sous l'égide des Nations unies, née du traité de paix israélo-égyptien signé en 1979 après les accords de Camp David.

La mission, composée au total d'environ 1.700 soldats, est restée assez discrète depuis ses débuts, mais une série d'attaques des jihadistes de l'EI ces derniers mois a placé ces troupes en état d'alerte.

L'explosion d'une bombe artisanale en bordure de route a, par exemple, blessé six Casques bleus, dont quatre Américains, en septembre dernier.

Le Pentagone reste "pleinement engagé" dans la mission de la Force multinationale d'observateurs (FMO) mais entend utiliser des drones et autres outils technologiques pour effectuer les tâches les plus risquées, a affirmé son porte-parole Jeff Davis.

"Je ne pense pas que quiconque ait parlé d'un retrait massif, je pense que nous allons simplement regarder le nombre de personnes que nous avons sur place et voir s'il y a certaines fonctions qui peuvent être automatisées", a-t-il expliqué.

A cet égard, a-t-il ajouté, le ministre de la Défense Ashton Carter et d'autres responsables américains ont engagé des "discussions formelles" avec Israël et l'Egypte.

L'administration américaine envisage également de déplacer une partie de ces troupes, actuellement basées près de la bande de Gaza, dans un camp situé plus au sud de la péninsule.

Certains jihadistes opérant dans le Sinaï ont prêté allégeance en novembre 2014 au groupe Etat islamique, qui contrôle déjà des territoires en Irak et en Syrie.

L'Egypte fait face à une insurrection de groupes jihadistes armés dans le Sinaï depuis la destitution en 2013 du président Mohamed Morsi.

Avec AFP

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