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Edem Kodjo qualifie de "sans fondement" sa récusation par l’opposition


Le facilitateur désigné par l’Union africain pour le dialogue national congolais, Edem Kodjo, 4 novembre 2014.

Le facilitateur désigné par l’Union africain pour le dialogue national congolais, Edem Kodjo, 4 novembre 2014.

Le facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue national congolais a, dans une déclaration, qualifié d’injuste la prise de position de l’opposition qui le récuse pour ces tractations avec le pouvoir.

"C'est injuste de jeter l'opprobre sur le facilitateur, ce sont des élucubrations qui n'ont pas de fondement", a réagi Edem Kodjo à l'issue d'une rencontre à Kinshasa avec les délégués de la majorité, d'une frange de l'opposition et de la société civile.

"Je mets au défi quiconque de signaler un seul acte du facilitateur qui pourrait être interprété comme destiné à soutenir le président Joseph Kabila", indiqué l'ex-premier ministre togolais Edem Kodjo, saluant le soutien de l'UA et d'autres institutions congolaises à son égard.

"Nous allons poursuivre les démarches pour obtenir l'adhésion d'un maximum des participants" à ce dialogue, a dit M. Kodjo.

Dimanche, le "Rassemblement", une coalition d'opposition congolaise présidée par l'opposant historique Étienne Tshisekedi, a récusé le facilitateur, en déplorant "la précipitation avec laquelle M. Kodjo a lancé, unilatéralement, l'invitation pour les travaux préparatoires du dialogue, au lendemain de la publication des ordonnances (signées par le président Joseph Kabila et accordant des grâces à certains détenus, ndlr) qui ne satisfont pas aux exigences de libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques et d'opinion".

Lundi, l'Église catholique de la RDC a appelé la majorité et l'opposition à cesser de faire "monter les enchères", au risque de retarder la convocation des assises, convoquées fin novembre par M. Kabila et censées conduire à des "élections apaisées" dans un pays au climat politique tendu.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat s'achève le 20 décembre, mais la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat. L'opposition soupçonne le chef de l'État de chercher à tout faire pour s'accrocher au pouvoir en retardant la tenue de la présidentielle censée se tenir cette année mais devenue improbable.

Avec AFP

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