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RDC : le parti de l'opposant historique Tshisekedi confirme son retour mercredi


L'opposant congolais, Étienne Tshisekedi le 29 septembre 2011.

L'opposant congolais, Étienne Tshisekedi le 29 septembre 2011.

Le parti de l'opposant historique en République démocratique du Congo, Étienne Tshisekedi, a annoncé lundi à Kinshasa le retour au pays de son chef le 27 juillet, après près de deux ans de convalescence à l'étranger.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) "vient de confirmer le retour au pays d'Étienne Tshisekedi wa Mulumba", a déclaré Bruno Mavungu, secrétaire général de ce parti lors d'une conférence de presse.

M. Tshisekedi "arrive à Kinshasa le mercredi 27 juillet 2016 à 11 heures. Toutes les dispositions ont été prises en concertation avec le gouverneur de la ville de Kinshasa" pour le retour du vieil opposant, a-t-il ajouté sous les applaudissements des centaines de militants.

M. Mavungu a invité la population de Kinshasa à "se mobiliser massivement" pour réserver au président de l'UDPS "un accueil délirant, [mais] dans le calme et la discipline".

M. Tshisekedi, octogénaire et en convalescence à Bruxelles, avait quitté la RDC le 16 août 2014 à bord d'un avion médicalisé.

Maintes fois annoncé, le retour de M. Tshisekedi a toujours été reporté. Cette fois-ci, l'état d'avancement des préparatifs présage d'un retour certain du vieil opposant.

Ce retour interviendra à quelques jours du lancement des travaux préparatoires au "dialogue national" en RDC, selon le calendrier publié par le facilitateur de l'Union africaine, l'ex-Premier ministre togolais, Edem Kodjo.

Dans un communiqué publié dimanche à Bruxelles et signé par M. Tshisekedi, le "Rassemblement" d'opposition congolaise présidée par l'opposant avait récusé M. Kodjo, estimant trop rapide le début des travaux.

Fin novembre, le président congolais Joseph Kabila avait annoncé son intention de convoquer un "dialogue national inclusif" en vue d'"élections apaisées" en RDC, où le climat politique est tendu.

Samedi, M. Kodjo avait estimé que "tout le monde est maintenant dans les bonnes dispositions pour aller au dialogue proprement dit".

M. Mavungu a indiqué que l'UDPS participerait à ce dialogue national tout en demandant que "les choses soient bien faites", une allusion entre autres à la libération de plus de prisonniers politiques.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat prend fin le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter.

L'opposition soupçonne le chef de l'État de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat. Un arrêt récent de la Cour constitutionnelle a autorisé M. Kabila à rester en fonction si l'élection présidentielle censée avoir lieu cette année n'était pas organisée.

Avec AFP

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