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Deux fils de l'ex-président Haidalla condamnés pour trafic de drogue en Mauritanie


Le président de la Mauritanie, Maaouya Ould Sid 'Ahmed Taya, salue ses partisans après avoir voté dans la capitale Nouakchott, Mauritanie, 7 novembre 2003. epa/ NIC Bothma

Le président de la Mauritanie, Maaouya Ould Sid 'Ahmed Taya, salue ses partisans après avoir voté dans la capitale Nouakchott, Mauritanie, 7 novembre 2003. epa/ NIC Bothma

La cour criminelle de Nouakchott a condamné deux fils de l’ex-président Ould Haidalla, Sidi Mohamed et Ely Cheikh, respectivement à 15 ans fermes et quatre ans avec sursis.

Ould Haidalla a dirigé la Mauritanie de 1980 à 1984. Ses deux fils sont parmi les quatre personnes condamnées vendredi à des peines allant de quatre ans de prison avec sursis à 15 ans fermes pour trafic de drogue selon les sources judiciaires.

Un autre prévenu, Ely Hamdi Ould Abou Bekrine, a été condamné à onze ans de prison, et un quatrième, Elmaaloum Ould Ahmed Bilal, à dix ans de prison.

Neuf autres prévenus ont été acquittés pour "manque de preuves" par la cour criminelle de Nouakchott qui a rendu son verdict mercredi, a-t-on ajouté de même source.

Les 13 hommes faisaient partie d'un groupe recherché après la saisie de 1,3 tonne de chanvre indien le 30 janvier sur le littoral mauritanien.

Selon les autorités, les trafiquants présumés opéraient "sous la supervision" de Sidi Mohamed Ould Haidalla, déjà cité dans la saisie, en mai 2007, d'environ 600 kg de cocaïne à Nouadhibou (nord-ouest). De source judiciaire, cette affaire n'a pas encore été jugée et il bénéficiait d'une mesure de liberté provisoire jusqu'à son arrestation.

Il avait déjà été détenu au Maroc, où il avait été condamné en 2008 à sept ans de prison pour trafic de drogue.

Depuis plus d'une dizaine d'années, l'Afrique de l'Ouest est devenue une plaque tournante du trafic de drogue vers l'Europe, les trafiquants profitant de la pauvreté et de la faiblesse des Etats de la région.

Avec AFP

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