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CPI : le gouvernement sud-africain demande plus de temps pour répondre de la non-arrestation de Béchir


Le président soudanais Omar el-Béchir

Le président soudanais Omar el-Béchir

Selon le ministère des Affaires étrangères sud-africain, Pretoria voudrait avoir assez de temps afin de peaufiner ses arguments en raison "de conflits et de complexité dans le droit international et national".

Un communiqué du ministère confirme que l’Afrique du Sud a approché la CPI pour ce faire.

Pretoria devait initialement remettre aux juges de la CPI avant lundi "ses vues sur les événements entourant la présence d'Omar el-Béchir, du Soudan, au sommet de l'Union africaine à Johannesburg les 13, 14 et 15 juin 2015".

Pretoria avait laissé M. Béchir quitter le territoire sud-africain en dépit de l’interdiction d’un tribunal de Pretoria, lors du sommet de l’organisation africaine. Le président soudanais est poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité dans son pays.

A l'époque, l'Afrique du Sud avait même menacé de quitter la CPI, mais lundi le communiqué publié par le gouvernement écarte cette hypothèse, rappelant que le gouvernement continuait de "coopérer avec la CPI".

L'Afrique du Sud va également demander au conseil politique de la CPI que les règles concernant l'immunité des chefs des Etats qui ne sont pas membres de l'institution soient discutées lors de la prochaine réunion de la Cour, le mois prochain à la Haye.

Omar el-Béchir, inculpé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide dans le conflit au Darfour qui a fait plus de 300.000 morts et deux millions de déplacés, échappe à la justice internationale depuis 2009.

Avec AFP

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