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Insurrection au Kasaï : cinq millions de dollars alloués aux déplacés internes


Quelques habitants de la ville marchent sur l’une des principales artères de Mbuji Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental, 30 juillet 2006.

L'ONU a annoncé samedi avoir alloué 5 millions de dollars en faveur des personnes affectées par la crise humanitaire née de la rébellion qui secoue le Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), et a fait plus de 400 morts depuis septembre.

"Aujourd'hui, sur l'étendue des trois Kasaï, on dénombre 200.000 personnes déplacées internes, 32.000 retournés et plus de 400 morts - dont 66 au cours du seul mois de janvier", écrit dans un communiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU en RDC (Ocha).

"Un premier financement du Central Emergency Response Fund (CERF) vient d'être alloué à cette crise et pour une durée maximale de 6 mois en faveur de 108.430 personnes pour un montant d'environ 5 millions de dollars américains" afin de "sauver des vies".

"La majorité de la population affectée est toujours réfugiée dans des sites souvent situés en brousse. Ces personnes déplacées n'ont accès ni à l'eau potable, ni à la nourriture de base, ni aux services de santé", note l'Ocha.

L'Ocha indique par ailleurs que "l'insécurité qui prévaut toujours dans l'ensemble de la zone a entraîné la fermeture de plusieurs écoles, privant quelque 53.000 élèves d'une scolarité normale au cours de l'année scolaire 2016-2017".

La région du Kasaï, au centre de la RDC, est le théâtre depuis septembre 2016 d'une rébellion née de la mort lors d'une opération militaire d'un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central. Partie du Kasaï-central, les violences entre les forces de l'ordre et la milice de Kamwina Nsapu - ont progressivement gagné le Kasaï-oriental et le Kasaï-occidental.

En février, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des hommes en uniforme tirant sur des villageois non armés ou simplement munis de lance-pierres ou de bâtons, dans le Kasaï. Le gouvernement avait d'abord qualifié de "montage grossier" ces images tournées en plan séquence unique, refusant d'enquêter avant de faire volte-face après une forte pression internationale.

Avec AFP

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