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Au moins sept civils tués dans une attaque attribuée rebelles ougandais à Beni


Des soldats congolais patrouillent à Beni.

Des soldats congolais patrouillent à Beni.

L’armée congolaise affirme avoir constaté qu’au moins sept civils été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans une attaque qu’elle attribue aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Les ADF ont tué sept personnes et brûlé des maisons" à Kasinga, un quartier périphérique de Beni, a déclaré à l'AFP le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans cette région de la province du Nord-Kivu.

En plus des sept morts, "15 maisons ont été incendiées et 5 personnes sont portée disparues", a précisé Gilbert Kambale, responsable de la société civile de Beni.

Selon le lieutenant Hazukay, joint de Goma, la capitale du Nord-Kivu, les combats se poursuivaient jeudi entre l'armée et les ADF dans la région de Beni.

Depuis octobre 2014, la ville et le territoire de Beni sont le théâtre d'une série de massacres ayant causé la mort de plus de 700 personnes, selon l'ONU. Ces tueries sont majoritairement imputées aux ADF.

Le dernier massacre d'envergure remonte à la mi-août où, selon l'ONU, "au moins cinquante civils" avaient été tués en une nuit.

Opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans l'est de la RDC depuis 1995.

La province du Nord-Kivu, comme l'ensemble de l'est congolais, est déchirée par des conflits armés depuis plus de vingt ans. Ces conflits sont alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

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