Reprise du trafic ferroviaire après 34 ans de suspension entre la RDC et l'Angola

Des usagers marchent près d'un train à Kinshasa, le 3 avril 2017.

Le trafic ferroviaire entre la République démocratique du Congo et l'Angola a repris lundi après 34 ans de suspension à cause de l'insécurité, facilitant l'évacuation des matières premières congolaises vers le port angolais de Lobito.

"Le premier train parti lundi de RDC transportant 50 containers est arrivé au quai de la gare de Luau en province de Moxico (est de l'Angola) après 34 ans" d'interruption de trafic, selon la présidence congolaise.

Il doit poursuivre sa route jusqu'à Lobito, port angolais sur l'océan atlantique.

Cette voie entre Dilolo (sud-est de RDC) et Lobito (ouest de l'Angola) "fait gagner en distance et en temps" pour acheminer "matières premières et autres marchandises d’exportation en provenance du Katanga", région minière du sud-est de la RDC, a déclaré Néhémie Mwilanya, directeur de cabinet du président Joseph Kabila, à la radio onusienne Okapi.

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L'axe Dilolo-Lobito est considéré comme la voie d'écoulement de marchandises "la plus compétitive en termes de coût de transport pour le cuivre et le cobalt congolais", a expliqué à l'AFP Ikos Rukal, porte-parole du gouvernement provincial de Lualaba où est situé Dilolo.

Ce tronçon long de 1.300 km était fermé à cause de l'insécurité au plus fort des activités de la rébellion de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita) entre 1975 et 2002), mais aussi à cause de la détérioration des infrastructures ferroviaires de part et d'autre de la frontière.

Depuis l'interruption du trafic ferroviaire à l'exportation, le cuivre et le cobalt congolais quittaient la RDC par route en passant par la Zambie sur une distance de 900 km à l'intérieur des frontières nationales.

"Ce qui alourdissait le coût et la durée du transport", a indiqué Me Lambert Djunga, avocat congolais spécialisé dans les mines.

Avec AFP