RDC: 34 morts en deux semaines dans la région du Kivu

Patrouille des FARDC contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et de l'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda (NALU) près de Beni, dans la province du Nord-Kivu, le 7 décembre 2018.

Trente-quatre civils ont été tués en deux semaines dans des incidents survenus dans la région troublée du Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, selon un rapport d'experts de la région publié lundi.

Au total 34 civils ont été tués, 19 enlevés et 3 blessés dans "les principaux incidents" survenus pendant la période du 29 novembre au 12 décembre 2020 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, d'après ce rapport du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST).

Sur les six incidents documentés par le KST, trois ont eu lieu dans le territoire de Beni (au Nord-Kivu), avec un total de 25 morts et attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF).

Par ailleurs, dans le territoire de Rutshuru, "des hommes armés non identifiés ont kidnappé deux femmes et trois filles (...) Les ravisseurs ont violé les otages. Ils ont exigé une rançon de 5.000 dollars pour la libération des otages", selon ce rapport.

Historiquement, les ADF sont des rebelles musulmans ougandais installés dans l'Est de la RDC depuis 1995. Ils n'attaquent plus l'Ouganda voisin depuis des années, vivant de trafics dans la forêt dense autour de Beni, où ils se sont installés.

Les ADF est le groupe armé le plus meurtrier (plus de 800 morts en un an) parmi les dizaines qui sont encore en activité dans les deux provinces du Kivu.

Depuis avril 2019, plusieurs de leurs attaques ont été revendiquées par "l'État islamique - Afrique centrale". Les ADF de leur côté n'ont jamais revendiqué aucune action.