Raid aérien israélien sur le plateau syrien du Golan

F-15 israélien, base aérienne de Hatzerim, sud d'Israël, le 30 juin 2016.

L'aviation israélienne a mené un raid durant la nuit de dimanche à lundi sur le plateau syrien du Golan, au lendemain d'une attaque attribuée à un groupe lié à l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) dans ce secteur, a annoncé l'armée.

Les avions israéliens ont visé un bâtiment abandonné de l'ONU qui avait servi de base dimanche pour l'attaque de djihadistes, dont quatre ont ensuite été tués, a affirmé l'armée dans un communiqué.

Les soldats israéliens avaient essuyé dimanche des tirs d'armes automatiques et d'obus de mortier de membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk, selon un porte-parole militaire. Aucun des soldats n'a été blessé.

L'aviation avait répliqué en visant et en tuant les quatre assaillants.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué les soldats qui ont "repoussé avec succès une tentative d'attaque au point de convergence des trois frontières" libanaise, syrienne et israélienne.

"Nos forces sont prêtes à la frontière Nord et nous ne laisserons pas des éléments de l'EI ou d'autres éléments hostiles utiliser le prétexte de la guerre en Syrie pour s'établir à nos frontières", a-t-il ajouté, selon un communiqué de son bureau.

Israël, officiellement toujours en état de guerre avec la Syrie, affirme rester à l'écart du conflit qui fait rage chez son voisin. L'Etat hébreu y mène toutefois des opérations ponctuelles contre l'un de ses grands ennemis, le Hezbollah libanais, engagé dans le conflit aux côtés du président syrien Bachar al-Assad.

La partie occupée par Israël du plateau du Golan est toutefois régulièrement atteinte par des projectiles venus de Syrie et généralement considérés comme des tirs perdus, auxquels Israël a répondu à plusieurs reprises récemment.

Israël a annexé en 1981 la partie du Golan (1.200 km2) qu'il occupait depuis 1967 et la guerre des Six Jours. Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours le territoire comme syrien. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Avec AFP