Le chemin de l'école est difficile pour les enfants de réfugiés au Tchad

Les élèves de l'école communautaire du camp de Gondjé à la sortie du cour à Goré, au Tchad, le 28 avril 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, l’éducation des enfants réfugiés centrafricains installés dans quatre camps du département de la Nya Péndé, dans la région du Logone Oriental, a de plomb dans l’aile pour l’année en cours.

Les élèves quittent les salles de classe au profit des activités pour assurer leur pitance quotidienne.

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Reportage d'André Kodmadjingar, envoyé spécial à Goré pour VOA Afrique

À l’école communautaire du camp de Djondjé, le taux de fréquentation est en baisse. Le directeur, Mandiganodji André, donne les chiffres comparatifs de ces élèves.

"L'année passé, nous avions près de 1230 élèves, mais cette année, nous nous retrouvons avec seulement 628 élèves", indique-t-il.

"Souvent, il y a une réduction des vivres, et les enfants n'ont pas assez de nourritures donc ils aident les parents", explique le secrétaire général du camp de Gondjé Doumkel Armand.

L’assistant en éducation de l’ONG ACRA, Serferbé Blaise, confirme le faible taux de fréquentation des élèves dans les écoles de trois autres camps, Ambogo, Dosseye et Doholo. Il informe par ailleurs que même les établissements publics de la zone sont touchés.

Moïmou Nérem Victor, proviseur du lycée mixte de Timbiri, au Tchad, le 28 avril 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Moimou Nérem Victor, proviseur du lycée mixte de Timbiri, dans le département de la Nya Pendé où fréquent les réfugiés et autochtones, explique que "l'année était presque blanche", car les professeurs ont repris "en janvier, donc les parents ont pensé que c'était une perte de temps".

En 2016, les statistiques des élèves dans les camps étaient de plus de 5000 élèves régulièrement inscrits. Mais pour l’année en cours, l’effectif global est 4054 élèves réfugiés centrafricains dans les quatre camps.

André Kodmadjingar, envoyé spécial à Goré