Manifestations contre l’austérité et grève générale de 48 heures en Grèce.

Plus de cent mille manifestants devant le parlement à Athènes.

Au moins cent mille personnes sur la place Syntagma mercredi à Athènes.

Sur la place Syntagma, près du parlement, des protestataires ont lancé des pierres et des bombes incendiaires contre les policiers qui ont répliqué à coup de bombes lacrymogènes et de grenades paralysantes. Ces incidents, émaillés d'actes de vandalisme contre des bâtiments publics et des boutiques, ont fait plusieurs blessés.

Au moins cent mille manifestants se sont rassemblés mercredi sur la place au cœur de la capitale grecque, où l’on pouvait voir une multitude de pancartes affichant des slogans anti-gouvernement.

Les rues d’Athènes n’ont pas été vidées de leurs poubelles, la grève générale étant suivie par de nombreux syndicats professionnels. Les sites archéologiques touristiques ont été fermés, ainsi que certains services gouvernementaux.

Médecins, enseignants, commerçants, chauffeurs de taxi et station service ont suivi le mot d’ordre de grève de 48 heures. Les manifestations se sont étendues aux villes de Thessalonique, Patras et Héraklion.

Le projet de loi sur les nouvelles mesures d'austérité a été adopté mercredi soir par le parlement lors d'un premier vote de principe. Un second vote définitif est prévu jeudi soir.

Alors que les rues d’Athènes ne désemplissaient pas, les principaux dirigeants européens - dont le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel - se rendaient à Francfort pour discuter des solutions possibles à la crise européenne, dans le cadre d’une rencontre préliminaire au sommet de l’Union Européenne prévu dimanche à Bruxelles.

Les dirigeants européens étudient un plan global sur un fond de sauvetage du continent pour les gouvernements surendettés, et la stabilisation des institutions financières.