Des avancées enregistrées sur les préparatifs du désarmement en Centrafrique

Des soldats de maintien de la paix de l'ONU patrouillent à bord de véhicules blindés à Bangui, Centrafrique, 30 septembre 2015.

Des avancées "assez importantes" ont marqué la première réunion des autorités centrafricaines et internationales avec l'ensemble des groupes armés qui sèment la violence en Centrafrique, a déclaré samedi le chef du programme de désarmement.

"Les avancées générales sont assez importantes (...) le plan national de DDR a été rédigé avec les détails des étapes de la mise en oeuvre du projet", a indiqué Jean-Marc Tafani, chef du programme Désarmement démobilisation réinsertion, joint par l'AFP depuis Libreville au terme de la rencontre qui a eu lieu vendredi avec des représentants de 14 groupes armés.

Les négociations doivent encore se poursuivre et "la prochaine réunion du Comité consultatif de suivi du DDR aura lieu du 25 au 27 mai", a-t-il dit.

Le programme, dont le budget a été bouclé avant la réunion avec un financement à hauteur de 45 millions de dollars par la Banque mondiale, l'ONU et le gouvernement centrafricain, prévoit de désarmer les combattants avec la réinsertion de 5.000 d'entre eux dans la vie civile.

Pour la première fois dans le programme de DDR, le gouvernement centrafricain s'est assis à la même table que l'ensemble des groupes armés responsables de nombreuses exactions dans le pays.

Venu pour la première fois à une réunion DDR, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), faction de l'ex-rébellion de la Séléka dirigée par Noureddine Adam, a posé plusieurs conditions, a indiqué M. Tafani.

Le FPRC veut notamment "un accord politique qui prévoit leur participation dans le gouvernement", "plus de programmes de développement dans leurs régions du nord de la Centrafrique", ou encore la mise en place de "forces mixtes musulmanes et chrétiennes", détaille le chef du programme DDR.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion de la Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Avec AFP