Selon la radio d’Etat camerounaise, les troupes gouvernementales ont repoussé deux tentatives des combattants de Boko Haram d’entrer dans le nord du Cameroun, par la localité jouxtant l’Etat de Borno, le fief du groupe au Nigéria.
Onze insurgés ont été tués dans les affrontements de mardi, et 16 lors d’une précédente attaque lundi. Les soldats camerounais auraient saisi des armes lourdes, et détruit un des véhicules des militants.
Après avoir traversé la frontière, les soldats nigérians avaient remis leurs armes aux autorités, et le président camerounais Paul Biya avait demandé qu’ils soient reconduits chez eux sous bonne escorte.
Selon le colonel Didier Badjeck, porte-parole de l’armée gouvernementale, les allégations de défection faites par la presse locale sont sans fondement. Mais, a-t-il dit à la Voix de l’Amérique, la vigilance reste de rigueur, étant donné que les militants de Boko Haram peuvent se déguiser en soldats nigérians pour attaquer au Cameroun.
On a imputé à Boko Haram une augmentation des enlèvements, combats et actes criminels transfrontaliers, à partir de l’Etat de Borno. Et une bonne partie des villages voisins où les islamistes nigérians lancent régulièrement des attaques sont de plus en plus désertés.