Nouveaux combats entre armée et séparatistes en Cabinda

Une vue panoramique de l’enclave de Cabinda, en Angola, 11 juin 2016.

De violents affrontements entre rebelles indépendantistes et militaires ont fait plusieurs morts mardi dans l'enclave angolaise de Cabinda, une région pétrolière annexée par l'Angola en 1975, selon des sources concordantes.

"Neuf militaires des forces armées angolaises (FAA) sont morts dans des combats mardi", a affirmé à l'AFP Jean-Claude Nzita, le porte-parole des Forces armées du Cabinda (FLEC/FAC), qui a déploré deux morts dans ses rangs.

Une source militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat a de son côté fait état auprès de l'AFP du décès de "cinq soldats angolais" lors d'une "action de guérilla".

Selon M. Nzita, quatre autres attaques ont été perpétrées depuis début février faisant 18 morts du côté de l'armée angolaise.

Cette information n'a pas été confirmée par les autorités.

L'enclave de Cabinda, coincée entre les deux Congo, produit 60% du pétrole de l'Angola, premier producteur d'or noir d'Afrique subsaharienne avec le Nigeria.

Elle est régulièrement le théâtre de troubles séparatistes depuis son annexion par l'Angola après l'indépendance de cette ancienne colonie portugaise en 1975.

Malgré un accord de paix signé en 2006 avec l'une des branches du FLEC, les séparatistes n'ont jamais renoncé à la lutte.

Leur dernier coup d'éclat sur la scène internationale remonte au 8 janvier 2010, avec le mitraillage d'un bus de l'équipe de football du Togo, lors de la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN). L'incident avait fait deux morts.

La majorité des 400.000 Cabindais vivent dans la pauvreté et des associations y dénoncent régulièrement des cas de torture et de violation des droits de l'Homme.

Avec AFP