Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi une serie de mesures contraignantes en vue d’augmenter le nombre de personnes vaccinées aux États-Unis.
Dans un discours télévisé depuis la Maison Blanche, Mr Biden a déploré le fait que 80 millions d'Américains ne sont pas encore vaccinés, malgré la disponibilité des vaccins et des incitations.
Dénonçant "une pandémie des non-vaccinés", le chef d'État américain a invoqué des pouvoirs spéciaux pour exiger que les entreprises qui emploient plus de 100 travailleurs les obligent à se faire vacciner ou à effectuer un test de dépistage du virus chaque semaine.
Ensuite, M. Biden, qui avait déclaré en décembre qu'il n'exigerait pas la vaccination, a fait marche arrière. Il a indiqué qu'il va signer un décret présidentiel ordonnant à tous les employés du gouvernement fédéral de se faire vacciner. Cette obligation s’applique aussi à la VOA.
Amendes doublées et kits maison
M. Biden a aussi annoncé que son administration va doubler les amendes imposées aux passagers des compagnies aériennes qui refusent de porter des masques dans les avions.
Le président a également invoqué une loi fédérale pour ordonner aux entreprises de fabriquer des kits de dépistage à domicile dès cette semaine. Cette loi, connue sous le nom de Defense Production Act, permet au président de réquisitionner une entreprise en cas d'urgence. L'ancien président Donald Trump, à qui M. Biden a succédé, l'avait invoquée pour ordonner la fabrication de respirateurs par des fabricants d’automobiles.
"Rendez-vous au tribunal"
Enfin, Joe Biden, un démocrate, a dénoncé sans les nommer "une minorité de politiciens" qu'il accuse de saper les efforts de lutte contre la pandémie. Au moins sept États dirigés par les républicains - l'Arkansas, la Floride, l'Iowa, le Montana, la Caroline du Sud, le Tennessee et le Texas - ont des lois ou des décrets qui interdisent l'imposition du port obligatoire de masques faciaux, selon l'American Association of Retired People, un groupe de pression qui défend les intérêts des personnes âgées.
Avant même que M. Biden ne prononce son discours, la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem, une républicaine, a menacé de porter plainte contre l'administration Biden.
"Le Dakota du Sud se lèvera pour défendre la liberté. @JoeBiden rendez-vous au tribunal", a-t-elle tweeté. Mme Noem, 49 ans, est considérée comme une candidate probable à l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle de 2024.
Avec Associated Press.