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Washington sanctionne les fils de Joseph Kony


Joseph Kony, l'un des chefs rebelles les plus recherchés au monde (photo prise en 2006)

Joseph Kony, l'un des chefs rebelles les plus recherchés au monde (photo prise en 2006)

Le Trésor américain a annoncé des sanctions financières contre deux fils de Joseph Kony, le leader recherché de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), pour leurs exactions en République centrafricaine, selon un communiqué.

Les avoirs aux Etats-Unis de Salim et Ali Kony, fils de Joseph Kony, qui faisait déjà lui-même l'objet de sanctions, ont été gelés et il est interdit à tout ressortissant américain de faire des affaires avec eux.

"Nos initiatives, qui ciblent les finances de la LRA et de ses leaders tout en combattant leur participation au commerce illicite de l'ivoire, entrent dans le cadre de l'effort international concerté pour lutter contre la violence en République centrafricaine", indique John Smith, directeur intérimaire de l'antenne du Trésor chargée des sanctions financières (Ofac).

Salim et Ali Kony font partie de la hiérarchie de la LRA (Lord's Resistance Army) depuis 2010. Ali est vu comme un potentiel successeur de son père à la tête de cette sanglante rébellion d'origine ougandaise. Les deux fils sont notamment chargés de faire respecter la discipline au sein du groupe, Salim étant soupçonné d'avoir tué des membres de la LRA qui voulaient déserter, affirme le Trésor américain.

Ils sont accusés d'avoir commis des violences, des enlèvements et des déplacements forcés en Centrafrique.

La LRA utilise depuis 2014 le braconnage d'éléphants et le commerce de l'ivoire pour générer des revenus et se fournir en armes et munitions. Ali et Salim Kony sont aussi accusés d'avoir joué un rôle actif dans ce trafic.

La LRA a été créée en 1987 pour défendre l'ethnie des Acholi contre le gouvernement du président Yoweri Museveni en Ouganda. Mais au fil des ans, cette milice s'est étendue au-delà des frontières ougandaises, au Soudan du Sud, en RDC (depuis 2005) et en Centrafrique.

Depuis le début de l'année, le groupe a enlevé près de 350 personnes en Centrafrique, un record depuis six ans, selon un rapport des ONG Invisible Children et The Resolve.

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