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Violences pré-électorales à Pretoria : le bilan est revu à la hausse


Un homme passe devant un bus brûlé lors des émeutes, à Atteridgeville, Pretoria, 22 juin, 2016. (AP Photo / Themba Hadebe)

Un homme passe devant un bus brûlé lors des émeutes, à Atteridgeville, Pretoria, 22 juin, 2016. (AP Photo / Themba Hadebe)

Un nouveau bilan des violences qui ont secoué cette semaine la capitale sud-africaine suite à la nomination controversée d'un candidat à la mairie, fait état de cinq morts.

Selon la police, deux nouveaux corps ont été découverts, alourdissant le nombre de personnes décédées.

Ces violences ont éclaté moins de deux mois avant les élections municipales du 3 août.

"Deux corps ont été trouvés à Mabopane", un township situé dans la banlieue nord de Pretoria, jeudi matin, a annoncé la police.

"Le premier corps a été découvert dans le centre commercial de Central City, et le second près de maisons situées à proximité du centre commercial", a précisé la police sud-africaine sur sa page Facebook.

"Le corps de l'homme trouvé près du centre commercial porte une blessure par balle au niveau de l'abdomen", tandis que les causes de la mort de la seconde personne n'ont pas encore été déterminées, selon la police qui a procédé à près de 200 arrestations cette semaine.

Ces deux victimes portent à cinq morts le bilan des incidents qui ont éclaté dans la municipalité de Tshwane - qui englobe Pretoria - après la nomination pour les municipales des candidats du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

Dimanche soir, une personne a été tuée par balle, et deux autres dans la nuit de mardi à mercredi.

Jeudi, "la situation était calme mais tendue dans plusieurs quartiers" de Tswhane, a indiqué la police. Des pillages de magasins se sont poursuivis jeudi matin, selon les médias locaux.

Les habitants protestent contre le parachutage d'une candidate de l'ANC à la mairie, Thoko Didiza, au lieu de la reconduite du maire sortant, Kgosientso Ramokgopa.

Thoko Didiza a estimé jeudi que les violences qui ont secoué la capitale cette semaine "ne reflètent pas le sentiment de la communauté de Tshwane". "Par conséquent, je ne me sens nullement étrangère, je me sens membre de cette communauté", a-t-elle ajouté.

L'ANC, qui contrôle la vie politique en Afrique du Sud depuis 1994, date de la fin officielle de l'apartheid, pourrait enregistrer des revers lors des municipales, au moment où son leader, le président Jacob Zuma, accumule les déboires.

Selon un sondage réalisé par Ipsos South Africa, les résultats seront serrés dans plusieurs métropoles du pays, dont celle de Tshwane.

Avec AFP

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