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Quatre Casques bleus tués dans l'attaque d'un convoi de l'ONU en Centrafrique

  • VOA Afrique

Une patrouille de la Minusca à Bria, en Centrafrique, le 21 février 2017. (VOA/Freeman Sipila)

Trois autres Casques bleus ont été retrouvés morts en Centrafrique après l'attaque de leur convoi lundi dans le sud-est du pays, a indiqué mardi la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui avait annoncé plus tôt dans la journée la mort d'un de ses soldats.

"La Minusca a le profond regret de confirmer que trois des quatre soldats de la paix portés disparus depuis l'attaque d'hier (lundi) ont été retrouvés morts. Le quatrième est toujours porté disparu", a indiqué la Minusca dans un communiqué.

"Le convoi, qui avait quitté Rafai pour Bangassou, a été attaqué par des éléments armés vers 20H00 (19H00 GMT) (...). Un soldat de la paix cambodgien a été tué et huit ont été blessés, dont un Cambodgien et sept Marocains. Quatre Casques bleus sont portés disparus, dont trois soldats cambodgiens et un soldat marocain. Les attaquants ont fui dans la brousse", avait indiqué la Minusca plus tôt dans la journée.

"Le convoi, qui avait quitté Rafai pour Bangassou, a été attaqué par des éléments armés vers 20H00 (19H00 GMT) (...). Un soldat de la paix cambodgien a été tué et huit ont été blessés, dont un Cambodgien et sept Marocains. Quatre Casques bleus sont portés disparus, dont trois soldats cambodgiens et un soldat marocain. Les attaquants ont fui dans la brousse", indique le communiqué de la Minusca.

"La Minusca a envoyé un hélicoptère et des soldats de la paix pour sécuriser la zone et rechercher les disparus", poursuit le communiqué, indiquant que les blessés ont été évacués sur Bangui.

Le convoi - "une force mixte de policiers et de militaires de l'ONU" - a été attaqué dans le village de Yogofongo, à plus de 470 km à l'est de Bangui, à 20 km de leur point d'arrivée, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, a précisé à l'AFP le porte-parole de la Minusca Hervé Verhoosel.

La Centrafrique peine à se relever du conflit entre rebelles ex-Séléka prétendant défendre la minorité musulmane et groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

La Minusca - un peu plus de 12.500 hommes - est seule en première ligne face aux groupes armés ex-Séléka ou anti-Balaka depuis la fin de la mission française Sangaris en octobre dernier.

La France a condamné l'attaque dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, ajoutant qu'"il importe d'identifier les responsables de cette attaque afin de les traduire en justice".

Le représentant du secrétaire général de l'ONU, Parfait Onanga-Anyanga, a exprimé ses "profondes et sincères condoléances à la famille de la victime, à son contingent et à son pays" et son "immense gratitude pour le travail et les sacrifices des soldats du maintien de la paix dans la protection de la population en Centrafrique".

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