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Deux chefs de milice centrafricains sanctionnés par Washington


Des ex-Séléka évacuent le Camp de Roux à Bangui, Centrafrique, 27 janvier 2014.

Les Etats-Unis ont ajouté mercredi à leur liste noire économique deux chefs de milice centrafricains accusés de contribuer à l'instabilité du pays, plongé dans le chaos depuis 2013.

Le Trésor américain a ciblé Abdoulaye Hissene, l'ancien leader de la Séléka, le mouvement à dominante musulmane qui avait renversé le président François Bozizé en 2013.

Les autorités américaines ont également sanctionné Maxime Mokom, figure des milices chrétiennes anti-balaka qui avaient lancé la contre-offensive après le coup d'Etat, provoquant des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

"Les individus désignés aujourd'hui sont responsables d'avoir prolongé l'instabilité dans la République centrafricaine", a estimé un des responsables du Trésor, John E. Smith, cité dans un communiqué.

Selon Washington, ces deux chefs rebelles ont ainsi uni leurs forces pour perturber un référendum constitutionnel en 2015 et pour fragiliser, en 2016, l'autorité du président Faustin-Archange Touadéra.

A l'été 2016, M. Hissene et un groupe d'hommes armés avaient également engagé des combats avec les forces centrafricaines avant "d'échapper" aux soldats de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca), assure le Trésor dans un communiqué.

A l'issue de ces sanctions, les deux hommes verront leurs éventuels avoirs américains gelés.

Avec AFP

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