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Sommet de la Ligue arabe dès lundi en Mauritanie


Le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, deuxième à droite, lors du sommet de l'UA à Addis-Abeba, 31 janvier 2014.

Le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, deuxième à droite, lors du sommet de l'UA à Addis-Abeba, 31 janvier 2014.

Conflits, "terrorisme" et "force arabe" sont à l'agenda de ce sommet de deux jours en début de la semaine prochaine.

Les dirigeants de la Ligue arabe se réunissent en sommet lundi et mardi à Nouakchott, en Mauritanie, pour discuter de la sécurité dans le monde arabe et d'une "force" commune à leurs pays, selon les organisateurs.

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue, en conclave samedi à Nouakchott, en prélude au sommet des chefs d'Etat, soutiennent "tout ce qui peut permettre de résoudre les crises qui secouent le monde arabe, notamment les crises syrienne, libyenne et yéménite", selon des documents publiés lors de cette rencontre.

Ils ont appelé à une "solution définitive" du conflit israélo-arabe et salué les initiatives de paix égyptienne et française en cours.

Les ministres ont aussi adopté une résolution "condamnant les interventions de l'Iran dans le monde arabe", allusion notamment aux différends entre Téhéran et l'Arabie saoudite, exacerbés par l'exécution par Ryad, en janvier, d'un chef religieux chiite.

Des réactions de colère en Iran et des attaques de représentations diplomatiques saoudiennes avaient conduit Ryad, un royaume sunnite, à rompre ses relations avec Téhéran au pouvoir chiite.

"Il faut vaincre le terrorisme, c'est une priorité", a déclaré le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Chouky samedi à l'ouverture de cette réunion.

Son homologue mauritanien Isselkou Ould Ahmed Izidbih a appelé les pays arabes à une coordination plus poussée "avec l'Afrique" pour juguler ce fléau.

"Toutes les crises que vit la Nation arabe et leurs corollaires sécuritaires" seront passées en revue par les dirigeants arabes, avait affirmé cette semaine, lors d'une réunion d'experts, Ahmed Ben Helli, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, une organisation de 22 membres.

"La réalisation de la sécurité au sein de la Nation (arabe) passe par une action commune énergique contre le terrorisme avec notamment la mise en place d'une force arabe commune", a fait valoir M. Ben Helli lors de la même réunion, préparatoire au sommet.

Selon lui, le principe de la constitution de cette force avait été décidé au dernier sommet arabe de Charm el-Cheikh (Egypte), en 2015, mais sa nature, sa composition et les différents aspects de sa mise en place restent à définir.

Béchir parmi les dirigeants attendus

Une déclaration dite de Nouakchott est attendue à l'issue du sommet, qui "adoptera une position qui unit les Arabes au lieu de les diviser", avait déclaré le représentant mauritanien au sein de l'organisation, Weddadi Ould Sidi Heiba.

Les dirigeants arabes vont également discuter de projets économiques et sociaux dont certains tardent à être mis en œuvre, comme le marché commun arabe et l'union douanière arabe, deux questions considérées comme prioritaires par l'organisation.

Sur les 22 membres de l'organisation basée au Caire (Egypte), 21 seront représentés à la réunion de Nouakchott, la Syrie étant suspendue depuis l'éclatement d'une rébellion dans ce pays.

Le roi Salmane d'Arabie saoudite et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, deux leaders du monde arabe, sont attendus.

Le président soudanais Omar el-Béchir est également annoncé alors qu'il est recherché pour génocide par la Cour pénale internationale (CPI). Mais la Mauritanie n'a pas signé le traité instituant cette juridiction.

Deux mandats d'arrêts ont été lancés par la CPI contre le président soudanais: en 2009, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité et en 2010 pour génocide, les deux en lien avec le Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie aux violences depuis 2003. Plus de 300.000 personnes sont mortes dans ce conflit selon l'ONU.

Il continue toutefois de voyager dans de nombreux pays, dont certains sont signataires du Statut de Rome. En juin 2015, le gouvernement sud-africain n'avait pas arrêté M. Béchir alors qu'il participait dans ce pays à un sommet de l'Union africaine, provoquant une vive polémique.

C'est la première fois que la Mauritanie abrite un sommet de la Ligue arabe depuis son adhésion à cette organisation en 1973.

Avec AFP

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