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Sept "télévisions pirates" au Mali, le gouvernement veut réguler le secteur


Ibrahim Boubacar Keïta s'adresse aux journalistes devant l'hôtel Radisson de Bamako, le 21 novembre 2015.

Ibrahim Boubacar Keïta s'adresse aux journalistes devant l'hôtel Radisson de Bamako, le 21 novembre 2015.

Les sept télévisions soutiennent vouloir avoir leur place dans l’espace médiatique malien envahi par plus de cent télévisions étrangères.

Le gouvernement voudrait remédier à la situation, selon une de ces sept télévisions privées qui émettent désormais sans autorisation.

"On nous appelle ‘télévisions pirates’. Nous sommes sept à émettre sans autorisation", a déclaré à l'AFP Dramane Aliou Koné, directeur de la maison de la presse de Bamako et propriétaire de Renouveau TV, l'une de ces chaînes de télévision.

"Nous émettons parce que la nature a horreur du vide. Il n'y a pas encore au Mali de textes sur la création de télévisions privées", a expliqué M. Koné.

"Nous émettons aussi avant que la situation ne se régularise, parce que plus de cent télévisions étrangères ont envahi le Mali, et nous voulons avoir notre place dans notre propre pays", a-t-il ajouté, en référence aux chaînes reçues via les bouquets satellite.

Interrogé par l'AFP, le ministère de la Communication n'a pas souhaité réagir officiellement.

"Tout ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes en train actuellement de mettre la dernière main sur les textes qui doivent réguler ces télévisions. La situation ne va pas rester comme ça", a cependant déclaré à l'AFP un responsable du ministère sous le couvert de l'anonymat.

Le Mali compte actuellement deux chaînes de télévision publique.

Avec AFP

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