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Mali : l’état d’urgence prolongé jusqu’au 31 mars


Des soldats maliens assurent la sécurité autour de l'hôtel Radisson à Bamako, au Mali, 21 novembre 2015.

Des soldats maliens assurent la sécurité autour de l'hôtel Radisson à Bamako, au Mali, 21 novembre 2015.

Le gouvernement malien et l'Assemblée nationale du Mali ont autorisé la prorogation jusqu'au 31 mars de l'état d'urgence déjà instauré à deux reprises depuis l'attentat jihadiste contre un grand hôtel de Bamako en novembre.

Le gouvernement a présenté lundi en conseil des ministres extraordinaire un projet de loi autorisant la prorogation de l'état d'urgence "en raison des menaces graves sur la sécurité des personnes et de leurs biens", selon un communiqué officiel.

Ce texte a été voté mardi par l'Assemblée nationale, a indiqué à l'AFP une source parlementaire, précisant que "le projet de loi a été voté à l'unanimité par les députés présents à l'hémicycle lors des discussions".

"Si le gouvernement a pris cette mesure, avant la fin de l'état d'urgence qui est en cours, c'est pour prendre les devants et éviter toute surprise désagréable", a déclaré à l'AFP un responsable malien sous couvert d'anonymat.

L'opposition parlementaire, qui a voté le projet de loi, a cependant demandé "plus de rigueur" dans son application afin d'éviter "une banalisation de la mesure".

L'état d'urgence avait été proclamé une première fois pour dix jours au soir de l'attaque contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre. Il avait de nouveau été imposé le 22 décembre pour une nouvelle période de dix jours.

L'attentat a été revendiqué le jour même par le groupe Al-Mourabitoune du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, en coordination avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), les deux formations annonçant ensuite avoir scellé à cette occasion leur alliance.

Il a également été revendiqué par le Front de libération du Macina (FLM), formation jihadiste apparue récemment dans le centre du Mali, "avec la collaboration d'Ansar Dine", groupe jihadiste de l'ex-chef rebelle touareg Iyad Ag Ghaly.

Avec AFP

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