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Sida : le traitement comme moyen de prévention du HIV


Le patron d'ONUSIDA, Michel Sidibé, à l'ouverture de la conférence de Rome dimanche

Le patron d'ONUSIDA, Michel Sidibé, à l'ouverture de la conférence de Rome dimanche

Il faudra placer un nombre nettement plus élevé de malades sous thérapie antirétrovirale un peu plus tôt. Ils sont 15 millions dans le monde à en avoir besoin contre 6 millions 600.000 qui y ont accès actuellement.

Les délégués à la conférence internationale de Rome sur le Sida ont fait état d’importantes avancées dans le domaine de la prévention. Les efforts de mise au point d’un vaccin doivent être accélérés pour renforcer la lutte mondiale contre la pandémie, ont-ils fait savoir.

A l’issue de quatre jours de discussions dans la capitale italienne, des milliers de scientifiques ont appelé à une plus grande utilisation du traitement comme moyen de prévention de la transmission du VIH. Cela signifie qu’il faudra placer un nombre nettement plus élevé de malades sous thérapie antirétrovirale un peu plus tôt. Ils sont 15 millions dans le monde à en avoir besoin contre 6 millions 600.000 qui y ont accès actuellement.

En l’absence d’un traitement curatif contre le sida, nombre de scientifiques estiment qu’il faut donner la priorité à la prévention jusqu’à 2015 et allouer les ressources en conséquence.

Le directeur exécutif d’ONUSIDA, Michel Sidibé, a fait remarquer de son côté que 9 millions de personnes qui pourraient bénéficier de la thérapie ne reçoivent pas les médicaments.

“L’inaction coutera des millions de vies. L’inaction se traduira par la naissance de 400.000 bébés infectés par le VIH chaque année. L’inaction causera certainement deux millions de nouvelles infections chaque année, et 5.000 décès chaque jour », a prédit M. Sidibé.

Il y a plus de 34 millions de séropositifs dans le monde. L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée avec près de deux millions de nouveaux cas chaque année, avec les femmes plus infectées que les hommes.

Un orphelin du sida dans un centre d'accueil au Kenya

Un orphelin du sida dans un centre d'accueil au Kenya

« L’un des deux défis majeurs est le développement d’un vaccin, parce que, bien que nous ayons de très bons moyens de prévention, le prochain objectif le plus important est un vaccin et, à terme, une cure. Ceci va être difficile à faire, mais il y a des indications que cela est au moins faisable », a expliqué le docteur Anthony Fauci de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses.

De l’avis des experts, il faudra combiner les politiques de prévention avec une assistance socio-sanitaire adéquate et l’accès aux médicaments. Ces politiques doivent aussi être orientées vers la lutte contre la stigmatisation et la discrimination dont sont souvent victimes les personnes séropositives, en particulier dans les lieux d’emploi, ont-ils souligné.

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