Liens d'accessibilité

Report de l'installation des autorités intérimaires dans le Nord du Mali


Bamako, Mali, 19 novembre 2013.

Bamako, Mali, 19 novembre 2013.

L'installation des autorités intérimaires dans le Nord du Mali, prévue par l'accord de paix de 2015 et qui devait débuter samedi à Kidal, bastion de l'ex-rébellion, a été reportée après une contestation des nominations du gouvernement, indiquent les autorités maliennes.

Les signataires de l'accord de paix au Mali ont établi le 10 février un nouveau calendrier prévoyant l'entrée en vigueur avant la fin du mois de deux dispositions importantes de cet accord, aux échéances constamment repoussées: les "patrouilles mixtes" et les autorités intérimaires dans les cinq régions administratives du Nord.

Les présidents des autorités intérimaires des cinq régions de Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka et Taoudénit ont été désignés vendredi par le gouvernement. Leur installation devait débuter samedi par Kidal.

"Par souci d'apaisement, le gouvernement malien a décidé de reporter les cérémonies d'installation des autorités intérimaires dans les régions du Nord", a affirmé samedi à l'AFP une source au ministère malien de l'Administration territoriale.

"Nous avons effectivement appris qu'il y a des manifestations hostiles dans certaines localités du Nord depuis hier (samedi) à cause de l'installation de ces autorités", a ajouté la même source.

Un habitant de Tombouctou, joint samedi par l'AFP depuis Bamako, a indiqué qu'"il y a eu une manifestation" vendredi dans cette ville.

"Aujourd'hui, il y a eu une autre (manifestation). Tout ça (est dirigé) contre les autorités intérimaires. Nous ne sommes pas d'accord. Ce sont des gens parachutés", a t-il poursuivi.

Plusieurs mouvements ont contesté vendredi certains choix dans la désignation de ces autorités intérimaires, dénonçant l'absence de concertation.

En vertu de l'accord de paix signé en mai-juin 2015, les autorités intérimaires devront gérer les cinq régions concernées, en attendant l'élection par la population d'Assemblées dotées de pouvoirs importants.

Leur mission sera notamment de préparer ces élections et de favoriser le retour des déplacés.

Les patrouilles mixtes entre militaires maliens, combattants des groupes pro-gouvernementaux et de l'ex-rébellion, sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire.

L'accord de mai-juin 2015 vise à isoler définitivement l'ex-rébellion à dominante touareg des jihadistes qui avaient pris en 2012 le contrôle du Nord.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG