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Réouverture en France dimanche de l’église où un prêtre a été égorgé


L’archevêque de Rouen Dominique Lebrun, au centre, prononce son homélie au cours de la messe de suffrage du Père Jacques Hamel égorgé en plein service religieux à Saint- Etienne-du-Rouvray, Normandie, le 2 août 2016.

L’archevêque de Rouen Dominique Lebrun, au centre, prononce son homélie au cours de la messe de suffrage du Père Jacques Hamel égorgé en plein service religieux à Saint- Etienne-du-Rouvray, Normandie, le 2 août 2016.

Une messe sous haute surveillance est prévue dimanche la réouverture de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, au nord-ouest de la France, où un prêtre a été égorgé par deux jihadistes, deux mois plus tôt.

Seules 200 personnes accréditées pourront entrer dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (nord-ouest), où le prêtre Jacques Hamel a été assassiné par deux hommes se revendiquant du groupe Etat islamique (EI).

La messe, qui sera retransmise sur écran géant à l'extérieur, sera précédée d'une procession dans cette petite ville de la banlieue de Rouen, et d'un rite dit de "réparation" visant à rendre au culte l'église profanée, a précisé le diocèse.

Le 26 juillet, douze jours après l'attentat de Nice (86 morts), le père Jacques Hamel, 85 ans, célébrait la messe devant cinq fidèles - trois sœurs et un couple d'octogénaires-, quand deux jeunes de 19 ans ont fait irruption dans l'église.

"Les deux jeunes tueurs m'ont attrapé par le ‘colbach’, m'ont mis une caméra dans les mains et m'ont dit : ‘Papy, tu filmes.’ ", a raconté Guy Coponet, 87 ans, dans le dernier numéro de l'hebdomadaire Famille Chrétienne. "J'ai dû filmer l'assassinat de mon ami le Père Jacques ! Je ne m'en remets pas", a ajouté le vieil homme qui n'avait jamais livré son témoignage jusque-là.

Une fois le père Hamel égorgé, l'un des tueurs a poignardé Guy Coponet qui a fait semblant d'être mort pour s'en sortir.

L'une des sœurs, Danièle Delafosse, en profite pour prendre la fuite et donner l'alarme aux forces de l'ordre qui abattront les assaillants.

Dimanche, elle sera dans l'église aux côtés des fidèles. "J'ai une certaine appréhension, je ne sais pas comment je vais réagir", a-t-elle dit au quotidien La Croix.

La cérémonie se déroulera sous forte présence policière, alors que la vigilance s'est accrue dans les églises depuis la fin juillet avec près de 2.800 sites placés sous la surveillance de patrouilles régulières.

Avec AFP

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