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RDC : le député de l’UNC libéré, récidive


Une manifestation à Kinshasa contre une tentative de modification de la loi électorale le 19 janvier 2015

Une manifestation à Kinshasa contre une tentative de modification de la loi électorale le 19 janvier 2015

Dix jours après sa libération, Jean-Bertrand Ewanga a lancé à nouveau un appel au respect de la Constitution concernant les élections à venir.

Le député a indiqué lundi, au lancement d’une série des manifestations de l’opposition, qu’il ne se laisserait pas intimider par le pouvoir.

"Nous ne baisserons pas les bras, nous devons continuer à lutter pour le respect des délais constitutionnels, " a soutenu le député, rappelant que le gouvernement a dû reculer dans ses tentatives de modifier la loi électorale en janvier dernier face à des manifestations de rue qui ont couté la vie à au moins 40 personnes.

M. Ewanga, secrétaire général de l'Union pour la Nation Congolaise, le parti de Vital Kamerhe, a purgé un an en prison, accusé d’offense au chef de l’Etat et aux institutions du pays pour s’être ouvertement opposé à toute manœuvre visant à permettre un troisième mandat du président de Joseph Kabila.

Le député a, au cours de cette conférence, déploré les conditions inhumaines au Centre pénitencier de Kinshasa (prison de Makala) où il était incarcéré.

"Ça, c’est un mouroir… C’est un camp de concentration Nazi… Donc, on vous envoie là-bas pour mourir. Et c’est un milieu insalubre", a-t-il affirmé.

La prison construite dans la décennie 50, a une capacité de 1.500 locataires mais elle loge présentement 7.000 à 8.000 prisonniers.

"Les fosses septiques, c’est pour 1.500 personnes. Depuis 1952, c’est déjà bouché. Vous avez 7.000 à 8.000 personnes. Donc la quantité énorme de cacas qui est produite fait une odeur nauséabonde insuportable", a-t-il décrit dénonçant le fait que l’entretien de ce centre carcéral soit laissé à la charge des prisonniers.

L’opposition a annoncé vendredi dernier, une série des manifestations avec à la clé un rassemblement populaire au 15 aout en vue de mettre une pression sur le gouvernement.

La Constitution limite à deux le nombre des mandats présidentiels. Le président Joseph Kabila a déjà été élu pour deux mandats. L’élection présidentielle est prévue pour octobre 2016.

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