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Putsch manqué au Burkina : le chef d'un parti pro-Compaoré en liberté provisoire


Blaise Compaoré, l'ancien président du Burkina, 18 septembre 2012.

Blaise Compaoré, l'ancien président du Burkina, 18 septembre 2012.

Me Hermann Yaméogo, chef d'un parti burkinabè pro-Compaoré, incarcéré fin janvier pour son implication présumée dans le putsch manqué de septembre au Burkina Faso, a bénéficié mardi d'une mise en liberté provisoire, a-t-on appris de sources judiciaires à Ouagadougou.

Me Yaméogo, leader de l'Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), un petit parti proche du régime du président Blaise Compaoré et seul civil encore en détention, "est sorti de prison à la suite d'une ordonnance de mise en liberté provisoire du juge d'instruction", a annoncé à l'AFP l'un de ses avocats.

Fils de Maurice Yaméogo, le premier président de la Haute Volta (aujourd'hui Burkina Faso), Me Yaméogo souffre de problèmes oculaires, selon des membres de sa famille.

Il a été inculpé de "haute trahison, complot contre la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat, complicité de coups et blessures volontaires", lors du putsch manqué de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré, le 17 septembre, contre la transition.

Me Yaméogo avait publiquement pris position en faveur des putschistes estimant qu'il fallait leur "laisser le temps de réorganiser les institutions et aller à des élections ouvertes, inclusives et transparentes".

Deux officiers du RSP, notamment un ancien chef du corps de Compaoré, le colonel-major Boureima Kiéré, a également bénéficié d'une liberté provisoire. "Il a été admis en clinique pour des soins", a indiqué une source au tribunal militaire.

Au total, 85 personnes ont été inculpées pour leur implication présumée dans ce putsch. 32 sont aujourd'hui encore en détention préventive, 37 en liberté provisoire et le reste est en fuite.

Le président Roch Marc Christian Kaboré a exhorté lundi les juges à accélérer les jugements des dossiers liés à l'insurrection populaire d'octobre 2014 ayant mis fin au régime Compaoré et du putsch manqué de septembre 2015 y voyant un moyen de regarder avec sérénité l'avenir du pays.

Avec AFP

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