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Porto Rico évite à la dernière minute un défaut de paiement


Le drapeau portoricain face au Capitol de San Juan, le 29 juillet 2015.

Le drapeau portoricain face au Capitol de San Juan, le 29 juillet 2015.

Porto Rico a remboursé à la dernière minute une dette de 354 millions de dollars sur un total de 72 milliards.

La Banque Gouvernementale de Développement (GDB), qui fait office pour l'île de banque centrale, a confirmé mardi dans un communiqué qu'elle avait "payé tout le montant emprunté et les intérêts sur certaines obligations émises par la GDB".

"Les remboursements effectués aujourd'hui (mardi) reflètent notre engagement à honorer nos obligations, en dépit des défis budgétaires auxquels nous faisons face et montrent notre volonté d'aboutir à un processus de restructuration volontaire avec nos créanciers", a ajouté le président de la GDB, Melba Acosta Febo, cité dans le communiqué.

"Mais, ne vous y trompez pas, la situation de Porto Rico en terme de liquidités est très difficile en dépit des mesures extraordinaires prises par le gouvernement pour y faire face", a-t-il averti.

M. Febo a ainsi prévenu que certains des moyens financiers qui étaient initialement destinés à rembourser la dette d'entreprises publiques pourraient désormais être utilisés pour rembourser plutôt la dette publique.

Territoire rattaché aux Etats-Unis depuis la fin du XIXe siècle, Porto Rico, qui compte 3,5 millions d'habitants, a cumulé une dette de quelque 72 milliards de dollars après plusieurs années de récession.

L'île ne dispose toutefois pas de la possibilité de restructurer sa dette en se plaçant sous un régime de faillite, à l'inverse des municipalités américaines. La crise économique a provoqué un véritable exil des entreprises installées sur l'île ainsi que de ses habitants dont 300.000 ont émigré sur la dernière décennie.

Le gouverneur de l'île a demandé mardi lors d'une audition devant le Congrès américain que Porto Rico puisse également faire faillite et restructurer sa dette pour éviter une situation "catastrophique".

L'île a jusqu'à présent évité de se retrouver en défaut mais "il n'y a plus d'argent", a affirmé le gouverneur Alejandro Garcia Padilla.

"La possibilité d'un défaut est très forte, si l'alternative est de ne plus pouvoir assurer les services essentiels afin de payer nos créanciers", a-t-il averti.

Avec AFP

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