Liens d'accessibilité

Les unités de l'armée burkinabè affirment disposer des moyens d'attaquer les putschistes du RSP


Une jeep de la gendarmerie avance une rue de Ouagadougou, Burkina Faso

Une jeep de la gendarmerie avance une rue de Ouagadougou, Burkina Faso

Les chefs de corps de l'armée ont signé un communiqué dans lequel ils expliquent que les forces armées nationales ont mis en avant la sécurité des populations pour ne pas lancer une offensive contre les éléments du RSP qui occupent le palais présidentiel.

"Les Forces armées nationales voudraient rassurer les populations que dans tous les cas, elles ne seront pas déçues de la réaction de l'armée", précisent le commandement de l’armée.

"Les forces armées nationales qui sont arrivées depuis hier à Ouagadougou auraient pu dès leur entrée en ville attaquer le Régiment de sécurité présidentielle et elles en avaient les capacités et les moyens", préviennent les chefs des unités.

Ils avaient annoncé la veille avoir convergé sur la capitale depuis les provinces.

"Si depuis longtemps cela n'a pas été fait, c'est parce que les militaires ont mis en avant la sécurité des populations", poursuit le communiqué.

"Les Forces armées nationales vont assumer leurs responsabilités et l'issue sera favorable aux populations. L'armée est au service de la population et le restera", soutiennent les chefs des unités.

Le RSP et le reste des unités de reste de l’armée se font face autour à Ouagadougou alors que des négociations se poursuivent leurs officiers.

Le général Gilbert Diendéré, ancien chef du RSP, Régiment de sécurité présidentielle, qui a pris la tête des putschistes, avait déclaré mardi matin: "Nous n'avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement". Il affirme cependant être prêt à s’incliner aux décisions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui assure la médiation.

XS
SM
MD
LG