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La mise en accusation du président Issoufou pour "haute trahison" rejetée


Le président Mahamadou Issoufou du Niger

Le président Mahamadou Issoufou du Niger

Le Parlement nigérien n’examinera plus la requête de mise en accusation du président déposée par l’opposition.

Une commission parlementaire a rejeté la requête, indique le vice-président de cette institution. Et le texte n’était pas repris mercredi parmi les points de l'ordre du jour du Parlement.

L'opposition accuse le président Mahamadou Issoufou président Mahamadou Issoufou de haute trahison.

"La requête a été rejetée (car) nulle part (dans les textes) il n'a été dit que la Conférence des présidents (Commission réunissant les présidents des groupes parlementaires) doit examiner une requête aux fins de mise en accusation du président de la République", a expliqué Daouda Mallam Marthé, le premier vice-président de l'Assemblée et membre du parti au pouvoir.

La conférence des présidents établit les points devant être débattus par le Parlement dont 79 députés sur les 113 sont favorables au président Issoufou.

Le président du Parlement Amadou Salifou, a "envoyé une correspondance officielle" à l'opposition pour "notifier que la requête a été rejetée", a précisé Daouda Mallam Marthé.

"Que vous voulez en discuter ou non, elle (la requête) reste une épée de Damoclès qui reste suspendue sur votre tête", a lancé, Bakari Saïdou, un élu de l'opposition.

Une trentaine de parlementaires de l'opposition nigérienne avait déposé la "requête" demandant la "mise en accusation" du président Mahamadou Issoufou pour "haute trahison" le 11 novembre.

Les opposants accusent le président Issoufou d'avoir bradé les ressources naturelles du pays" en lien avec "les conventions obscures" d'exploitation de l'uranium signées en 2014 avec Areva.

L'opposition l'accuse aussi "de violer les libertés individuelles", en raison "des interdictions" par le régime "de manifestations des opposants". Elle "accuse" également les autorités d'avoir "restitué" à des opérateurs Nigérians, plus de 8 milliards FCFA (12 millions d'euros) saisis en août par la douane à l'aéroport de Niamey.

Une élection présidentielle, dont le premier tour couplé à des législatives, est programmée le 21 février 2016.

Avec AFP

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