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La pêche illicite et la piraterie maritime dans le viseur de l'Union africaine au Togo


Hubert Bakaï, chef de cabinet au haut conseil pour la mer du Togo lors du sommet sur la sécurité à Lomé, au Togo, le 11 octobre 2016. (VOA/Kayi Lawson)

Hubert Bakaï, chef de cabinet au haut conseil pour la mer du Togo lors du sommet sur la sécurité à Lomé, au Togo, le 11 octobre 2016. (VOA/Kayi Lawson)

Les manifestations se poursuivent à Lomé en parallèle au sommet extraordinaire de l'Union africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique. Ces deux derniers jours, il a été question de pêche illicite, d'économie bleue et de piraterie maritime.

De 2005 à 2016, plus de 205 attaques pirates ont été enregistrées dans le Golfe de Guinée engendrant un manque à gagner estimé à deux milliards de dollars par an.

L’organisation maritime internationale indique que la situation dans cette partie de l’océan Atlantique, est plus complexe car il y a beaucoup d'incidents.

Les statistiques alarmantes concernant les attaques pirates aux larges des côtes africaines ne reflètent pas la réalité, soutiennent des experts réunis à Lomé. Ces chiffres erronés pèsent malheureusement sur le consommateur lambda, dénonce le capitaine de frégate camerounais Cyrille Atonfack, expert en sécurité maritime.

Cyrille Atonfack, lors du sommet sur la sécurité à Lomé, au Togo, le 11 octobre 2016. (VOA/Kayi Lawson)

Cyrille Atonfack, lors du sommet sur la sécurité à Lomé, au Togo, le 11 octobre 2016. (VOA/Kayi Lawson)

La pêche illicite fait partie des leviers qui retardent l’envol de l’économie bleue sur le continent noir regrette Séraphin Dédi, secrétaire général du comité des pêches du centre-ouest du golfe de Guinée.

Le Togo tire 20% de ses recettes du port autonome de Lomé. Ayant pris conscience de la place de l’économie bleue dans son développement, le pays s’est doté d’un plan stratégique spécifique dont nous parle Hubert Bakaï, chef de cabinet au haut conseil pour la mer du Togo.

Les pays africains s’apprêtent à adopter une charte sur la sécurité maritime dont le contenu tiendra surement contre des recommandations des experts sur la nécessité de mutualiser les énergies pour venir à bout de la piraterie maritime et booster l’économie bleue en Afrique.

Kayi Lawson, à Lomé

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