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RDC : l’opposition, de marbre lors de la rencontre avec Kodjo à Bruxelles

  • Eddy Isango

Edem Kodjo, nommé facilitateur de l’Union africaine pour le dialogue politique en RDC. epa / LEGNAN KOULA

Edem Kodjo, nommé facilitateur de l’Union africaine pour le dialogue politique en RDC. epa / LEGNAN KOULA

L’opposition congolaise soutient avoir réitéré à Edem Kojo, facilitateur désigné par l’Union africaine pour le dialogue politique en préparation en RDC, son refus de dialoguer avec le pouvoir dans le format que tente d’imposer le président Joseph Kabila.

Le facilitateur désigné par l’Union africaine a rencontré vendredi dans la capitale belge le comité des sages du ‘Rassemblement’, structure mise sur pied par l’opposition au terme d’un conclave la semaine dernière en Belgique.

L’objectif de la rencontre avec les opposants, avait déclaré M. Kodjo mardi à son départ de Kinshasa, était de relancer les préparatifs du dialogue après le refus de l’opposition.

"Nous n’avons pas du tout mis de gand. Nous avons fait savoir à M. Kodjo qu’il y a d’abord un problème de confiance. Nous attendons que tout se passe dans le cadre d’un panel international constitué de l' Union africaine, de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l’Organisation de la Francophonie, que nous exigeons pour le respect de la résolution 2277 du Conseil de sécurité… Prochainement, nous n’allons recevoir M. Kodjo que s’il se présente avec les autres membres du panel", explique depuis Bruxelles le porte-parole de la plateforme Dynamique de l’opposition et président des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus), Joseph Olenghankoy.

M. Kojdo n’a fait pas de commentaires à l’issue de cette rencontre. Mais il a, selon les opposants, demandé de se référer premièrement à sa hiérarchie.

"L’opposition refuse d’accepter le dialogue initié par le président Joseph Kabila parce que c’est lui le problème et il ne peut pas en même temps initier un dialogue pour résoudre qu'il est en train de créer délibérément", argumente pour sa part Raphael Katebe Katoto dont le frère, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle et présentement aux soins en Europe, est poursuivi pour recrutement de mercenaires.

"Si M. Kabila respectait la Constitution et acceptait d’organiser les élections dans le délai fixé par la Constitution, le problème ne se poserait pas… Nous exigeons que les Etats-Unis soient absolument associés au dialogue pour que les résolutions qui seront prises soient appliquées par tous. Nous avons l’expérience des négociations sans suite et qui sont restées lettre morte…", poursuit M. Katebe Katoto.

D’après les résolutions du conclave tenu à Bruxelles, l’opposition exige entre autres aussi la libération des prisonniers politiques, la réouverture des medias fermés et la tenue de l’élection présidentielle avant le 19 décembre.

"Nous ne perdons pas le temps car nous l’avons dit et continuons à le faire: l’élection présidentielle doit, de toutes les façons, se tenir dans le temps tel que prévue dans la Constitution. Le dialogue ou toute autre négociation ne doivent pas faire reporter ce scrutin dont le calendrier est fixé dans la Constitution", insiste M. Katebe.

L’opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et élu en 2006 et en 2011, de vouloir se maintenir au pouvoir alors que la Constitution lui interdit de se représenter pour un troisième mandat.

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