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Kenya : le fils d’un responsable local parmi les assaillants de l’université de Garissa


Messe à l'église Notre Dame de Consolation de Garissa, attaquée à la grenade par des militants il y a presque trois ans

Messe à l'église Notre Dame de Consolation de Garissa, attaquée à la grenade par des militants il y a presque trois ans

Son père est un responsable de circonscription du comté de Madera, et avait signalé sa disparition aux autorités en disant qu’il pensait que son fils s’était rendu en Somalie.

Les autorités au Kenya ont identifié l'un des quatre militants armés d'al-Shabaab ayant massacré 148 personnes à l’université de Garissa comme étant un jeune Kenyan d’ethnie somali, fils d'un fonctionnaire local. Mwenda Njoka, un porte-parole ministère de l'Intérieur, a déclaré dimanche qu’Abdirahim Abdullahi figurait parmi les quatre kamikazes tués à Garissa.

Toujours selon le porte-parole, son père est un responsable de circonscription du comté de Madera, et avait signalé sa disparition aux autorités en disant qu’il pensait que son fils s’était rendu en Somalie. Abdullahi « était diplômé de la faculté de droit de Nairobi et décrit par quelqu’un qui le connait bien comme un futur brillant juriste », a souligné M. Mwenda Njoka.

Les Kenyans chrétiens ont dédié les services religieux du dimanche de Pâques aux victimes du massacre de jeudi. Ces cérémonies ont eu lieu sous un strict dispositif de sécurité à travers le pays. Des policiers ont été notamment déployés autour des églises.

Des policiers devanmt une église catholique avant la célébration du dimanche de Pâcquesvice in Garissa, Kenya, April 5, 2015.

Des policiers devanmt une église catholique avant la célébration du dimanche de Pâcquesvice in Garissa, Kenya, April 5, 2015.

Le chef des services de sécurité du Kenya a défendu la réponse par des forces spéciales lors de l’attaque de jeudi. Selon l’AFP, il a fallu au moins sept heures à ces forces pour arriver par avion sur les lieux du massacre à partir de Nairobi, la capitale, quelques heures après d'autres agents de sécurité ont affronté les militants. Des journalistes qui ont conduit sur la même distance de 365 kilomètres seraient arrivés à Garissa avant que les forces spéciales.

Plusieurs journaux kenyans ont décrié, dimanche, la réponse du gouvernement.

Samedi, le président kenyan Uhuru Kenyatta appelé à l'unité après le massacre d’al-Shabaab, qui ciblait principalement les chrétiens. Dans une allocution télévisée, le président Kenyatta a déclaré une période de deuil de trois jours, appelant les Kenyans à protéger « la paix et la stabilité » de la nation. Il a souligné sa conviction que «l'islam est une religion de paix et de tolérance. »

La population du Kenya est d'environ 83% de chrétiens.

Le massacre de jeudi à l’université de Garissa était l’attaque terroriste la plus meurtrière au Kenya depuis l’attentat d’Al-Qaïda contre l'ambassade américaine à Nairobi en 1998. Cette attaque a tué plus de 200 personnes, la plupart d'entre eux Kenyans.

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