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Le prix de l'essence à la pompe a de nouveau subi une augmentation en République démocratique du Congo à partir de vendredi, a-t-on appris auprès d'un représentant des distributeurs officiels, au terme des discussions avec le gouvernement.

Il s'agit de la troisième augmentation du prix de l'essence à la pompe enregistrée en six mois.

"On va procéder à une légère augmentation des prix ne dépassant pas 5%" à partir d'aujourd'hui (vendredi), a déclaré à l'AFP Emery Mbantshi Bope, président des distributeurs des produits pétroliers en RDC.

Cette "augmentation [qui] ne va pas affecter les autres secteurs de la vie" a été décidé après concertation avec le gouvernement qui "a pris acte de nos desiderata" liés au contexte économique national et international, a-t-il ajouté.

A la mi-journée, quelques stations-service de Kinshasa ont vendu le litre d'essence à 1.615 francs congolais (1,24 dollar) au lieu de 1.540 (1,18 dollar) auparavant.

Pour éviter de soumettre les sociétés de distribution du carburant à la surchauffe du marché de change devenu instable, "le gouvernement a demandé à la Banque centrale de mettre à la disposition du secteur [pétrolier] des devises à un taux préférentiel pour leurs importations", a déclaré à la télévision publique le ministre de l'Économie congolais, Modeste Bahati.

"Environ 25 millions des dollars" pour contenir la situation ont été mis à la disposition des importateurs du carburant, a affirmé M. Mbantshi.

Depuis près de deux semaines, la distribution de carburant a été rationnée à Kinshasa raison d'un conflit entre le gouvernement et les groupes pétroliers sur le prix de l'essence.

De nombreuses pompes à essence des distributeurs légaux fermaient à 17h00 (16h00 GMT) alors qu'elles sont habituellement ouvertes au-delà de minuit.

La RDC est l'un des pays africains où le prix de l'essence est le plus élevé, selon la Banque mondiale. La population, qui vit largement dans la misère, voit ses conditions de vie se dégrader de jour en jour avec la crise liée à la baisse des prix des matières premières et de la dévaluation du franc congolais qui a perdu plus de 30% de sa valeur par rapport au dollar depuis une année.

A la crise économique et sociale, s'ajoute la crise politique liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà du terme de son mandat qui s'est achevé le 20 décembre dernier.

Avec AFP

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