Liens d'accessibilité

De nouvelles têtes visées dans l'opération anti-corruption lancée au Gabon


Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, 9 juin 2011.

Le directeur général des Douanes gabonaises a été inculpé et incarcéré et quatre mandats d'arrêts internationaux émis, dans le cadre de l'opération anti-corruption "Mamba" lancée récemment au Gabon par les autorités, a indiqué jeudi le Parquet.

Alain Ndjoubi Ossamy, directeur général des douanes et des droits indirects, a été inculpé de "détournement de deniers publics et faux en écriture" et placé mercredi sous mandat de dépôt par un juge d'instruction, selon le procureur de Libreville, Steeve Ndong, confirmant une information du quotidien L'Union.

L'un de ses adjoints a été inculpé pour "complicité de détournement" et laissé en liberté provisoire, a ajouté M. Ndong.

M. Ndjoubi Ossamy rejoint en prison plusieurs hauts-responsables déjà incarcérés dans le cadre de l'opération Mamba, dont deux anciens ministres, l'ex-ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, démis de ses fonctions début janvier, et Magloire Ngambia, qui fut le tout-puissant ministre de l'Economie d'Ali Bongo Ondimba jusqu'en 2015.

Des "mandats d'arrêt à diffusion internationale" ont également été émis par un juge d'instruction à l'encontre de quatre Gabonais établis à l'étranger, parmi lesquels Franck Ping, fils du rival malheureux du président sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle d'août 2016, Jean Ping, selon un communiqué du procureur.

Franck Ping est "poursuivi pour des faits de corruption active", a précisé le Parquet dans ce communiqué, sans autre précision sur les faits en question. Jean Ping conteste toujours la réélection d'Ali Bongo Ondimba.

Un autre mandat d'arrêt vise l'ancien président directeur général de La Poste gabonaise, Alfred Mabicka Mouyama, "poursuivi pour des faits de détournement de fonds".

M. Mabicka, limogé en 2015, avait présenté à Paris le 16 février un ouvrage intitulé "La Poste au Gabon: controverses et manipulations politiques". Il y accuse l'actuel Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, d'avoir contribué aux déboires financiers de la Poste et sa filiale Poste Bank, par des détournements de subventions, lorsqu'il était ministre du Budget en 2011-2012.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG