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Crise politique : ce qu'il s'est passé au Gabon en 24 heures


Des manifestants protestent dans les rues de Libreville, la capitale du Gabon, le 1er septembre 2016.

Des manifestants protestent dans les rues de Libreville, la capitale du Gabon, le 1er septembre 2016.

En 24 heures, le Gabon a reçu les résultats officiels de l'élection présidentielle, donnant le président Ali Bongo vainqueur, avant de voir des émeutes naître dans plusieurs quartiers de Libreville. VOA Afrique résume pour vous ce qu'il s'est passé en une journée et une nuit entre le 31 août et le 1er septembre 2016.

À 15 heures, heure locale, le 31 août 2016, la commission électorale a validé la réélection de Bongo face à son rival Jean Ping, pronostiquant un score de 49,80% au niveau national, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation de 59,46%, selon des documents provisoires.

Vers 16 heures, Ali Bongo Ondimba réélu pour un deuxième septennat, selon les résultats officiels donnés et validés par le ministre de l'Intérieur Pacôme Moubelet-Boubeya, confirmant les résultats provisoires émanant de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap).

Vers 17 heures, des protestations ont eu lieu au Gabon après l'annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo. Les manifestants demandaient de "vrais résultats" du scrutin du 27 août 2016.

Vers 19 heures, l'Union européenne demande la publication des résultats de tous les bureaux de vote, estimant qu’il était nécessaire que les résultats de tous les bureaux de vote soient publiés après l’annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba qui a déclenché des émeutes à Libreville.

Vers 20 heures, l'Assemblée nationale du Gabon à Libreville était en flammes mercredi soir après avoir été incendiée par des manifestants descendus dans la rue à l'annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba, selon plusieurs témoins.

Dans un même temps, Ali Bongo qualifie sa victoire d’"élection exemplaire", dans son premier discours prononcé après l’annonce de sa réélection, indiquant que la présidentielle s’est passée "dans la paix et dans la transparence".

Vers minuit, Washington rappelle que l’élection doit refléter la volonté du peuple. Les Etats-Unis se disent préoccupés par la situation au Gabon où des émeutes ont éclaté et le Parlement a été incendié après l’annonce de la victoire du président gabonais sortant Ali Ondimba à l’élection du 27 août dernier.

Vers 2 heures, heure locale, le 1er septembre 2016, l'opposant gabonais Jean Ping a affirmé à l'AFP que son QG à Libreville avait été pris d'assaut par les forces de sécurité dans la nuit de mercredi à jeudi, quelques heures après l'annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

Vers 3 heures, l'ONU appelle au calme après les émeutes. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a lancé mercredi un appel au calme et à la retenue après les émeutes à Libreville qui ont suivi l'annonce des résultats de l'élection présidentielle gabonaise.

Vers 6 heures, le gouvernement justifie l'assaut lancé sur le QG de Ping. Alain-Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement, a affirmé que l'assaut visait des "criminels" qui avaient incendié l'Assemblée nationale dans l'après-midi. "Des personnes armées qui ont incendié le siège de l'Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

Vers 10 heures, un premier bilan d'au moins deux morts a été annoncé à Libreville, la capitale étant bouclée par les forces de l'ordre.

Vers 11 heures, l'UE appelle "au calme", la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a qualifié la situation post-électorale au Gabon de "crise profonde" et a appelé les différentes parties "au calme".

Vers midi, le commandant de la police nationale gabonaise a annoncé que plus de 200 pillards ont été arrêtés depuis mercredi à Libreville, suite aux émeutes qui ont éclaté après l'annonce de la victoire du sortant Ali Bongo à la présidentielle, contestée par son rival Jean Ping.

Vers 13 heures, le président français condamne avec "la plus grande fermeté les violences et les pillages ainsi que les menaces et attaques portées contre les partisans des principaux candidats".

Au même moment, le président sortant réélu Ali Bongo s'est exprimé lors d'une courte déclaration à la presse au palais présidentiel, après 24 heures de troubles dans plusieurs villes du pays depuis l'annonce de sa réélection par la commission électorale.

Sur Twitter, les réactions #Gabon2016 viennent du monde entier pour soutenir le peuple gabonais.

Non #Gabon2016, un nouveau hastag sur Twitter

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