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Couvre-feu dans la région du Sahel au Burkina Faso

  • VOA Afrique

La région de Soum, dans le nord du Burkina Faso.

Le Burkina Faso, touché récemment par plusieurs attaques jihadistes dans le nord de son territoire, a interdit la circulation nocturne de tout véhicule sur la bande frontalière avec le Mali, a annoncé le gouverneur de la zone, le colonel Peggy Hyacinthe Yoda. Cette interdiction est en vigueur de 17h à 6h du matin.

Selon ce texte : "Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le gouverneur de la région du Sahel a l’honneur de porter à la connaissance des populations que des véhicules à quatre roues, des motos a deux roux des tricycles et des vélos sont formellement interdits dans la bande frontalière comprise entre la frontière du Mali et la ligne délimitées par les localités de Baraboule, Nassoumbou, Koutoukou, Oursi, Markoye tous les jours de 17 heures à 6 heures du matin. Cette restriction s’applique également à l’intérieur des villes et villages situés dans cette bande aux heures ci-dessus indiquées."

Nassoumbou a été le théâtre en décembre d'un raid meurtrier revendiqué par le groupe Ansarul Islam, qui a coûté la vie à 12 soldats burkinabè et traumatisé le pays.

Cette restriction "s'applique également à l'intérieur des villes et villages situées dans cette même bande" a-t-il précisé.

Seules les ambulances munies de laissez-passer pourront circuler.

Le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes depuis le premier trimestre 2015. Les assaillants arrivent souvent en moto en provenance du Mali, qu'ils regagnent aussitôt l'attaque terminée.

Au moins cinq gendarmes nigériens ont été tués tôt lundi lors d'une attaque dans la région de Tillabéri, dans l'ouest du Niger, proche du Mali et du Burkina Faso, selon l'armée nigérienne.

Onze soldats maliens ont été tués dimanche matin au cours d'une attaque contre la base militaire de Boulikessi, près du Burkina Faso, selon le ministère malien de la Défense.

Vendredi, au Burkina, un directeur d'école et un villageois de la province du Soum, près de la frontière avec le Mali, ont été abattus par de présumés jihadistes qui sont repartis vers le Mali à moto.

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