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Chef de l'ONU: la Russie favorable à une femme, venue d'Europe de l'Est


Kristalina Georgieva en compagnie du prince Zeid Ra'ad Zeid Al Hussein (g) et Nick Clegg du Royaume uni (d), 68è AG de l'Onu, New York, le 25 septembre 2013.

Kristalina Georgieva en compagnie du prince Zeid Ra'ad Zeid Al Hussein (g) et Nick Clegg du Royaume uni (d), 68è AG de l'Onu, New York, le 25 septembre 2013.

La Russie a indiqué lundi qu'elle aimerait qu'une femme devienne le prochain secrétaire général des Nations Unies et qu'elle soutiendrait un candidat d'Europe de l'Est, une prise de position qui intervient quelques jours après l'entrée en course de la Bulgare Kristalina Georgieva.

L'ambassadeur de Russie à l'ONU Vitali Tchourkine, dont le pays préside ce mois-ci le Conseil de sécurité, a également fait savoir qu'un vote formel pour désigner le successeur de Ban Ki-moon interviendrait bientôt.

"Nous pensons vraiment que c'est au tour de l'Europe de l'Est de fournir le prochain secrétaire général", a déclaré M. Tchourkine lors d'une conférence de presse. "Nous aimerions beaucoup voir une femme".

La semaine dernière, la Bulgarie a changé de candidate en proposant la commissaire européenne au Budget et ancienne vice-présidente de la Banque mondiale Kristalina Georgieva au détriment d'Irina Bokova, la patronne de l'Unesco qui est néanmoins restée en lice.

L'économiste a répondu lundi pendant deux heures au feu des questions des membres de l'Assemblée générale de l'ONU.

"Notre problème dans le monde aujourd'hui c'est que la bonté est discrète. La haine est très bruyante. On peut l'entendre partout", a déclaré Mme Georgieva. "Si je devais être choisie comme secrétaire générale, ma tâche sera d'amplifier la voix de la bonté".

L'ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres est à ce stade en tête de la course pour succéder en janvier à Ban Ki-moon. Au total, dix candidats briguent ce poste prestigieux.

Mme Georgieva a aussi mis en avant son expérience à la Banque mondiale et à la Commission européenne.

Elle a estimé que la guerre en Syrie, entrée dans sa sixième année, montrait l'importance de la prévention des conflits. "Nous n'avons pas réussi à percevoir les signes avertissant combien cela allait devenir affreux".

Quant à la crise des réfugiés, elle a estimé que les accueillir n'était "pas seulement un droit moral, mais dans notre intérêt à tous".

Elle a réservé ses propos les plus durs à l'épidémie de choléra en Haïti, déplorant que l'ONU ait "tardé" à reconnaître le problème généré par ses Casques bleus, provoquant "des morts et des souffrances inutiles".

Mme Georgieva a cependant salué le travail de M. Ban pour répondre à cette épidémie, rappelant que l'ONU allait verser plusieurs millions de dollars aux victimes.

La course au poste de numéro un de l'ONU doit entrer mercredi dans une nouvelle phase. Les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité diront aux candidats, par des bulletins de couleur, s'ils risquent ou non un veto au Conseil de sécurité.

M. Tchourkine a indiqué qu'il y avait "de bonnes chances que quelques jours plus tard" le Conseil vote formellement pour désigner le candidat qui sera ensuite soumis à l'approbation de l'Assemblée générale.

Avec AFP

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