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Bras de fer entre les syndicats des transitaires et l'arrivée du groupe français Bolloré au Niger


Vincent Bolloré, le 17 avril 2015 à Paris.

Vincent Bolloré, le 17 avril 2015 à Paris.

Au Niger, depuis plus d’une semaine, les déclarants en douanes de Niamey sont en mouvement de grève pour protester contre la concession de la déclaration en douanes au groupe français Bolloré.

À l’entrée de la vaste clôture du bureau des douanes de Niamey rive droite, beaucoup de jeunes gens assis sur des bancs discutent. Ce sont pour la plupart des conducteurs de camions venus avec des marchandises. Ils attendent, pour certains, depuis des semaines d’être déchargés pour pouvoir repartir.

Beaucoup de commerçants propriétaires des marchandises hésitent ou refusent de faire décharger leurs produits. Pour cause, un nouveau gestionnaire des magasins est là avec de nouveaux tarifs.

Le syndicat des transitaires, soutenu par les commerçants importateurs, dénonce en plus des tarifs, le double rôle que l’entreprise française veut jouer à savoir celui de gestionnaire des magasins et de déclarant en douane.

Pour Chaibou Tiombiano secrétaire général du syndicat des importateurs, exportateurs et grossistes du Niger : "Nous importons 300 milles tonnes de riz par an, et avec les nouveaux tarifs de Bolloré, nous allons lui verser 974 millions de franc", un prix trop élevé.

Le mouvement de grève de protestation contre les prestations de Bolloré a été lancé par le syndicat national des transitaires.

"Nous sommes en train de décrier la concurrence déloyale et donc une rupture d'égalité", explique Tidjani Mahamadou, secrétaire général.

Jusqu’ici c’est la direction générale des douanes qui assurait la gestion des magasins. Et le gouvernement a estimé que c’était contraire à sa mission. Voilà pourquoi il a décidé de trouver un concessionnaire.

Les représentants de Bolloré à Niamey sont encore attendus en réaction à tout cela.

Quant aux consommateurs, ils n’ont certes pas commencé à ressentir les effets de ce bras de fer qui dure, mais les défenseurs de leurs droits sont inquiets.

Sur place avec Abdoul-Razak Idrissa pour VOA Afrique.

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